Véhicules de services: La formation des conducteurs reste insuffisante

Lesoir; le Dimanche 7 Decembre 2014
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La formation des conducteurs de véhicules de service
et ambulanciers demeure insuffisante en Algérie. Le niveau des
chauffeurs professionnels est en deçà des attentes, selon un
consultant-formateur.
Chérif Bennaceur - Alger (Le Soir)
Il n’y a pas de centres de formation dédiés aux chauffeurs
professionnels, observait hier un spécialiste en techniques de conduite
de véhicules de transport et consultant-formateur au sein de
l’établissement de formation agréé par l’Etat, En Noor, Kheïreddine
Benlarbi.
A l’occasion d’un séminaire de sensibilisation à la sécurité routière,
organisé de manière inédite sous l’égide de la direction générale,
direction des ressources humaines de l’Entreprise portuaire d’Alger (EPAL),
ce consultant-formateur a relevé qu’à l’exception de quelques sociétés,
l’intérêt des entreprises et établissements tant publics que privés pour
la formation de leurs conducteurs reste insuffisant, négligé.
Souvent, des conducteurs sont recrutés sans avoir suivi une formation
préalable ou durant le début de leurs carrières, relève ce consultant
qui observe que le niveau des chauffeurs professionnels en Algérie
s’avère assez «en deçà des attentes». Or, la formation des conducteurs
de véhicules de service et autres prestations qui représentent quelque
20 à 25% des conducteurs de véhicules de tourisme et utilitaires, est
primordiale, estime ce spécialiste.
En effet, les chauffeurs professionnels constituent l’une des
catégories, la troisième en fait, des usagers impliqués dans les
accidents de la route, après les nouveaux conducteurs, les cyclistes et
les motards et avant les hommes.
D'où la nécessité de mieux former ces professionnels, de les
sensibiliser aux conditions, aux techniques, voire à la culture de la
conduite. Et ce, d’autant que 90% des accidents de la route sont dus à
l’élément humain, à ses comportements, ne manquera pas de rappeler ce
consultant à l’adresse d’une cinquantaine de conducteurs et ambulanciers
de l’EPAL.
Des accidents survenant en milieu urbain ou sur les voies de grande
circulation et souvent meurtriers dont la «logique», les raisons sont
parfois liées à une question de «culture» sociétale, l’incompétence ou
compétence limitée du conducteur, à son état de fatigue ou d’ébriété, à
la vitesse excessive ou inappropriée, à l’imprudence, le manque de
vigilance, mais aussi à la méconnaissance ou la mauvaise évaluation de
l’état du véhicule, de l’état de la route et des conditions de la
conduite, notamment les facteurs climatiques, les «lois physiques»,
l’action des piétons…
Ainsi, Kheïreddine Benlarbi mettra en avant la nécessité de développer
davantage la sensibilisation, les actions de prévention et vulgarisation
des principes de la conduite et de la sécurité routière. Soucieux
d’«élever le niveau de la profession», il mettra en avant la nécessité
de l’instruction, une bonne compréhension des enjeux, de la culture de
la conduite, ainsi que l’application stricte de la réglementation en
vigueur et le respect des consignes d’entreprises.
Notons que ce séminaire de sensibilisation à la sécurité routière, le
premier du genre qu’organise cette entreprise publique, s’inscrit dans
le cadre d’un programme de formations ciblées, multithématiques et
dédiées aux agents et travailleurs spécialisés des vingt directions de
l’EPAl.
C. B.

Categorie(s): actualités

Auteur(s): C. B.

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