A L’OCCASION DE LA SORTIE DU NOUVEL ALBUM DE RAINA RAI, Les “Pink Floyd” algériens renouent avec la scène

Liberte; le Samedi 21 Avril 2012
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Ils signent un retour fracassant ! Dynamiques, talentueux et pleins de punch, les pionniers de la musique raï reviennent avec un nouvel album. Pour marquer ce “come back”, Raïna Raï s’est produit sur les planches d’El-Mougar, avant-hier soir. Au bout de trente ans de carrière, les anciens membres du groupe se sont reformés pour donner naissance à un opus qui a vu le jour au bout d’une année. Les anciens leaders de cette formation sont restés dans le même esprit et univers des anciens albums, avec une petite touche novatrice. Composé de douze titres, ce disque est imprégné de sons rock-raï, gasba et des airs jazzy. Parmi ces nouvelles compos, on trouve Ichene, Oublie-moi et Ibiza ainsi que trois reprises. En écoutant ces chansons, on sent la fidélité des anciens qui ont bercé à travers leur musique plusieurs générations. Cette “reformation” compte l’ancien batteur-chanteur Hachemi Djellouli, le chanteur Kadda Zina, le premier bassiste de Raïna Raï, Miguel Yamba, et le fondateur du groupe, Tarik Naïmi Chikhi. Dans le but de donner de nouvelles couleurs à leur groupe, de jeunes musiciens professionnels viennent de faire leur entrée sur scène avec les “Pink Floyd” algériens. On peut citer Hakim Ouazad, ancien guitariste de cheikha Remiti, et Mouatassim Dehane. Ce groupe légendaire de Sidi Bel-Abbès est passé par plusieurs phases tumultueuses depuis sa création en 1983. La sortie de l’album Zina  crée l’euphorie générale et remporte un succès immédiat. Par la suite, les musiciens atteignent la gloire grâce à de nombreux opus, notamment Hagda et Rana H’na. Leur talent et leur musique influencent plusieurs groupes comme l’Orchestre National de Barbès. Mais en 1993, Raïna Raï se sépare pour se reformer en 2001, avec la sortie de Datni. Les séparations se multiplient, de nouvelles têtes apparaissent pour disparaître au bout de quelque temps seulement. Vingt ans après, ces “papys” de la musique algérienne se reforment pour offrir à leurs fans un second souffle, novateur et nostalgique. Durant le concert, pour le bonheur de tous, quatre titres phares ont été interprétés. L’incontournable Zina et Zghaïda ont entraîné le public dans une certaine mélancolie et nostalgie, faisant rappeler à certains leur jeunesse et à d’autres leur adolescence. En outre, le seul petit bémol de cette soirée était l’absence du public. Le show a été présenté devant une quarantaine de personnes seulement. Mais cela n’a pas empêché les musiciens de communier avec leurs spectateurs et le public de renouer avec ses idoles.
H M

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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