Accusé de malversations par Louisa Hanoune, Boudiaf : “Je ne déposerai pas plainte”

Liberte; le Lundi 11 Mai 2015
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La démarche de la ministre de la Culture, qui s’est plainte de Louisa Hanoune devant la justice, n’inspire pas le ministre de la Santé. Abdelmalek Boudiaf ne compte pas traduire la secrétaire générale du PT devant le tribunal. Il estime qu’il a déjà apporté les précisions qui le mettent hors de cause.  

Depuis Tlemcen où il s’est rendu, hier, en visite de travail, le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Abdelmalek Boudiaf, répondant à une question de Liberté
sur l’éventualité d’une saisine de la justice à la suite des graves accusations de corruption à son encontre de la part de Louisa Hanoune, secrétaire générale du Parti des travailleurs, a déclaré : “J’ai autre chose de plus utile à faire que de m’intéresser à cette question.”
Autrement dit, le ministre de la Santé ne suivra pas l’exemple de sa collègue au gouvernement, la ministre de la Culture, qui a décidé, elle, de poursuivre en justice la patronne du PT en déposant, jeudi dernier, une plainte pour diffamation. Pour rappel, Louisa Hanoune avait accusé le ministre de la Santé, Abdelmalek Boudiaf, d’avoir octroyé le marché d’importation des accélérateurs pour équiper les centres anticancer à “un entrepreneur intervenant dans le secteur des travaux publics”, allusion, on ne peut plus clair, à Ali Haddad, le patron de l’ETRHB. Le soupçon est que Haddad soit choisi pour être le représentant des deux fournisseurs d’accélérateurs, l’américain Varain et le suédois Elektra.
Un secteur, de l’avis de Mme Hanoune, étranger à celui dans lequel intervient l’ETRHB. Elle a accusé, également, le ministre de vouloir remettre en cause le système de gratuité de la santé. “Le félon, c’est lui qui met en cause la révolution en mettant en cause la gratuité des soins”, avait-elle déclaré. Elle a d’ailleurs réclamé une commission d’enquête sur ces marchés. Le ministre s’est défendu une première fois, précisant que la conclusion des contrats avec les deux fournisseurs est antérieure à sa désignation à la tête du département. De ce fait, il ne serait pas responsable de cette opération. Montrant du doigt le chantier de construction d’une nouvelle unité médicochirurgicale dont il venait de donner le coup d’envoi au centre hospitalo-universitaire Dr Damerdji. Le ministre a ajouté que “l’année prochaine, lorsque je reviendrai ici pour inaugurer cette structure de santé au profit de la population, ma démarche sera d’avoir rendu service à la société sans me préoccuper du qu’en-dira-t-on”. Concernant la démarche de sa collègue Nadia Labidi, ministre de la Culture, elle aussi accusée de malversations et qui vient de saisir la justice pour diffamation, Abdelmalek Boudiaf a répondu sans ambages : “Je n’ai pas de commentaires à faire à ce sujet.”

A. Berezel

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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