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Liberte; le Samedi 11 Mars 2006
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La fédération de Russie, aujourd’hui à la recherche de nouveaux  repositionnements stratégiques qui lui permettraient de peser dans les rapports internationaux, pourrait trouver, à travers notre pays, qui a retrouvé sa voix dans le concert des nations, un partenaire de  choix susceptible de donner corps à une nouvelle synergie. La visite du président Poutine à Alger, bien qu’écourtée pour des raisons inexpliquées, n’en reste pas moins un événement majeur dans la région. Elle revêt d’abord un caractère éminemment politique dans la mesure où elle servira désormais de déclic à la relance du dialogue entre deux pays, liés de longue date par une tradition de coopération, que des bouleversements internes de la dernière décennie ont mis à mal.En effet, la fédération de Russie, aujourd’hui à la recherche de nouveaux repositionnements stratégiques qui lui permettraient de peser dans les rapports internationaux, pourrait trouver à travers notre pays, qui a retrouvé sa voix dans le concert des nations, et qui jouit, par conséquent, d’une influence dans le Maghreb, l’Afrique, le Moyen-Orient et en Méditerranée, un partenaire de choix susceptible de donner corps à une nouvelle synergie. Mais par-delà ce premier aspect, c’est de constater aussi que la venue de Vladimir Poutine à Alger vient couronner un laborieux processus de négociations de plusieurs années entre experts et ministres à propos, notamment de l’épineux dossier de la dette que la Russie détient sur notre pays. Manifestement, les choses n’ont pas été faciles à se concrétiser, compte tenu d’une appréciation différenciée du montant de la dette et de la manière de la régler entre Alger et Moscou.Le  fait que notre pays soit devenu une puissance financière régionale, en raison de la manne pétrolière, suscite des convoitises, du reste compréhensibles chez nos partenaires qui voudraient en tirer le maximum. Et les rapports entre l’Algérie et la Russie, au-delà de l’amitié qui les lie, obéissent à cette logique d’intérêts. Mais outre de savoir qui a trouvé plus que l’autre son compte dans la concrétisation des contrats, c’est de voir cette visite majeure remettre sur les rails une coopération qui ne doit se mesurer seulement à l’aune des dollars. N. S.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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