Actualité, Quels enjeux ?

Liberte; le Lundi 20 Mars 2006
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Les Nations unies, qui ont initié un processus de paix en vue de régler ce conflit qui mine les relations intermaghrébines, n’arrivent toujours pas à trouver un compromis à même d’amener le royaume chérifien à prendre le risque de la paix avec les Sahraouis.Dans ce conflit, vieux de 31 ans, le Maroc tente, à chaque occasion, de prouver à la communauté internationale que le Sahara occidental est un territoire marocain, ou du moins s’il ne l’était pas, il devrait être placé sous autorité marocaine. Son argument tient surtout du nombre  d’habitants vivant dans cette ancienne colonie espagnole, et qu’il considère insignifiant, d’ailleurs, le recensement des populations pose depuis plus de quinze ans un sérieux problème pour la tenue du référendum d’autodétermination. Les Nations unies, qui ont initié un processus de paix en vue de régler ce conflit qui mine les relations intermaghrébines, n’arrivent toujours pas à trouver un compromis à même d’amener le royaume chérifien à prendre le risque de la paix avec les Sahraouis.L’institution onusienne n’étant pas assez puissante pour imposer quoi que ce soit, excepté dans le cas où le conflit intéresserait en premier lieu Washington, Londres, Paris ou Moscou, il serait naïf d’attendre une quelconque évolution positive du problème du Sahara occidental, du moins dans le court terme. C’est la raison pour laquelle le roi Mohammed VI se sent conforté dans les positions adoptées par Rabat depuis 1975. Et sa visite aujourd’hui dans la ville d’Al-Ayoun confirme cette vision des choses. Pour le gouvernement sahraoui, cette initiative constitue “une violation du cessez-le-feu” et “menace d'un retour à la guerre” tout en faisant remarquer qu’il “n’a ménagé aucun effort pour instaurer un climat de détente propice à la décolonisation de son pays”.Soucieux de respecter la légalité internationale, les Sahraouis demandent ni plus ni moins la mise en œuvre du plan de paix de l’ONU. Mais en terme de priorité internationale, le dossier du Sahara occidental ne constitue pas, du moins dans les circonstances actuelles, un enjeu de taille. S. T.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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