Actualité, Souveraineté

Liberte; le Jeudi 23 Mars 2006
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À la levée de l’hypothèque politique s’ajoute la solvabilité financière de notre pays qui jouit d’un matelas financier lui permettant de négocier des contrats d’armement dans le cadre d’une mise à niveau de son dispositif de défense. Dans les années quatre-vingt-dix, alors que l’Algérie livrait un combat sans merci au terrorisme islamiste, rares étaient les pays à la soutenir militairement. “Personne ne voulait nous vendre une cartouche”, révélait plus tard le général Khaled Nezzar. Et pour cause, le régime de l’époque était considéré dans les grandes capitales occidentales, en particulier Paris et Washington, comme l’émanation d’un putsch contre la légitimité des urnes, ayant consacré le FIS.En plus de ce vice politique rédhibitoire aux yeux de l’extérieur, les caisses de l’État étaient vides. Vinrent les évènements du 11 septembre, une rupture épistémologique, qui induit un changement de regard sur l’Algérie, dont l’expérience de lutte contre le terrorisme est perçue sous un autre jour. Comme un modèle digne d’intérêt. La conséquence immédiate est que notre pays a cessé d’être un contre-exemple pour devenir une tête de pont dans la lutte internationale contre le terrorisme. Cette qualité confère à notre pays le statut de partenaire politique stratégique, qui compte désormais dans l’équation de la stabilité régionale.À la levée de l’hypothèque politique s’ajoute la solvabilité financière de notre pays qui jouit d’un matelas financier lui permettant de négocier des contrats d’armement dans le cadre d’une mise à niveau de son dispositif de défense. Cela passe aussi par la diversification de ses partenaires. Ces contrats d’armement, notamment celui signé avec les Russes qui ont pris de vitesse les autres fournisseurs potentiels, suscitent des inquiétudes chez les Français qui ont peur pour le Maroc, mais aussi les Américains, qui hésitent encore entre un allié historique, le royaume chérifien, et un allié stratégique, l’AlgérieN. S.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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