AÏN TÉMOUCHENT, Grève de la faim des sous-traitants devant le siège de l’APC

Liberte; le Mardi 10 Fevrier 2015
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Le représentant de l’APC a déclaré que les protestataires n’ont qu’à recourir à la justice ou à la chambre administrative s’ils se sentent lésés. Les jeunes sous-traitants continuent à revendiquer leurs droits.

Face au silence qui entoure l’affaire, les jeunes sous-traitants qui ont utilisé leur matériel pour le compte de la commune de Aïn Témouchent viennent de durcir le ton.
Selon la banderole accrochée à proximité du siège de l’APC, les protestataires ont tout simplement décidé d’entamer une grève de la faim dans l’espoir d’attirer l’attention de ceux qui ont le pouvoir de décision, après plus d’une semaine d’un sit-in observé sur les mêmes lieux. Ce groupe de jeunes revendique le paiement de ses droits qui représentent la contrepartie du travail accompli entamé depuis plusieurs mois, dans le cadre du nettoiement des quartiers, rues et ruelles de Aïn Témouchent.
Un litige qui est loin de connaître son épilogue en raison de la position intransigeante des deux parties. “Nous continuerons à revendiquer nos droits, même si personne ne daigne répondre à nos doléances qui datent de 8 mois, alors que nous avons reçu des promesses pour une régularisation de notre situation”, a déclaré l’un des protestataires. Son collègue, décidé plus que jamais à aller jusqu’au bout de ses revendications, dira qu’il ne compte pas baisser les bras. “Nous n’allons pas bouger d’ici jusqu’à ce qu’on soit régularisés, car nous avons des familles à charge et des échéances à respecter vis-à-vis de nos ouvriers, de la banque, de l’administration fiscale et des assurances. Nous avons nos cartes fiscales et nos registres du commerce. Nous étions en règle. Le recours à cette forme d’action n’est venu qu’après avoir été ignorés suite aux nombreuses lettres adressées aux parties concernées”, précisera-t-il. De son côté, dans une déclaration faite à la radio, le vice-président de l’APC, Oured Omar, tout en reconnaissant qu’ils ont effectivement travaillé en 2013 et 2014, a indiqué que “les concernés étaient liés par contrat avec la commune pour une période déterminée et réglementaire, et ce, en plus du bon de commande qui leur a donné droit au lancement des travaux et que, de ce fait, ils ont été régularisés, alors que la période complémentaire n’est pas justifiée auprès des services concernés. Certains d’entre eux ont déclaré avoir travaillé pendant une période supplémentaire, alors qu’ils sont incapables de le justifier’’. Le représentant de l’APC a déclaré que “les protestataires n’ont qu’à recourir à la justice ou à la chambre administrative s’ils se sentent lésés”.

M. L

Categorie(s): ouest

Auteur(s): LARADJ M

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