Amar Ghoul, ministre des travaux publics, l’a déclaré hier, “Le taux de croissance du secteur, en 2005 est de 8%”

Liberte; le Dimanche 2 Avril 2006
3

S’il s’est gardé de verser dans le triomphalisme béat, Amar Ghoul, ministre des Travaux publics, n’a pas moins affiché, hier, au Forum de l’ENTV, sa grande satisfaction quant à la dynamique sans précèdent qui traverse son secteur. Ne se contentant pas de beaux discours, M. Ghoul a brandi le taux de croissance de… 8% affiché par son secteur en 2005 contre celui de 6,8% enregistré en 2003. Bien plus, en 2005 toujours, pas moins de 1,2 million de citoyens ont été désenclavés. De 1999 à 2005, ajoute-t-il, 400 000 postes d’emploi ont été créés dont 100 000 pour la seule année qui vient de s’écouler. Avec l’enveloppe de 1 330 milliards de dinars dont a bénéficié son département dans le cadre du programme quinquennal 2005-2009, il compte faire autant si ce n’est plus. Qui dit mieux ! Invité à se prononcer sur les offres financières faites par les entreprises ou groupements d’entreprises étrangers — la séance d’ouverture des plis s’est tenue mardi dernier au siège de l’ANA — pour la réalisation de l’autoroute Est-Ouest, M. Ghoul refuse de livrer un quelconque commentaire. Il s’est contenté de rassurer que “le projet sera réalisé”, puisque les entreprises soumissionnaires figurent parmi les 225 les plus performantes au monde. À ceux qui nourrissent des craintes quant au non-respect de leurs engagements par ses entreprises, pour une raison ou une autre, M. Ghoul rétorque que le cahier des charges est assez clair et bien ficelé. Sur ces entrefaits, il révèle que pour non-respect des engagements (délai, qualité,…), des entreprises et/ou bureaux d’étude étrangers ont vu leurs contrats résiliés. “La loi sera appliquée dans toute sa rigueur. On ne badinera pas avec le respect du cahier des charges. On est très exigeant et intransigeant”, a-t-il averti. Pour ce qui est du prix du péage, il s’est contenté de rassurer qu’il sera “très raisonnable”, puisque, explique-t-il, la totalité du coût de ce projet, est supporté par l’État seul. Expliquant la mise à l’écart, à l’amont, des entreprises nationales, publiques ou privées, de toute soumission à ce projet, M. Ghoul a indiqué que leur seuil de performance est largement en deçà de celui requis pour la réalisation de ce genre d’ouvrage. Comme pour les consoler, le ministre a laissé entendre qu’elles auront la part belle dans deux autres grands projets, à savoir la réalisation de 7 autoroutes linéaires de 1 300 km et la réhabilitation de 25 000 km de routes nationales. Pourtant, l’état de 87% de ces routes est jugé “acceptable”.  Sur un autre registre, Amar Ghoul prie tous ceux qui doutent de l’apport des trémies à la fluidité de la circulation dans la capitale de lui donner une alternative tout en remarquant : “Sans ces trémies, Alger serait aujourd’hui paralysée.” Et d’assurer que la seconde trémie de Chevalley (Alger) et le projet radial de Oued Ouchaïeh seront livrés sous peu. Les travaux de la deuxième rocade d’Alger seront, eux aussi, lancés dans “les quelques jours à venir”. Arab Chih

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

Commentaires
 

Vous devez vous connecter avant de pouvoir poster un commentaire ..