APRÈS TLEMCEN ET ALGER, “Nouba” se pose à Constantine

Liberte; le Jeudi 12 Avril 2012
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Après Tlemcen et Alger, l’exposition “Nouba, hommage aux grands maîtres de la musique andalouse” est actuellement présentée à Constantine, dernière escale de cette activité, organisée dans le cadre de la manifestation “Tlemcen, capitale de la culture islamique 2011”. Plus imposante et plus achevée que les deux précédentes éditions de l’aveu même des organisateurs, l’exposition Nouba qui se tient au palais de la culture Malek-Haddad regroupe des archives de manuscrits, des photographies, des installations vidéos, des sons et des instruments qui illustrent d’une manière inédite, la création et le parcours des trois écoles de musique andalouse (Gharnatia de Tlemcen, Sanâa d’Alger et Malouf de Constantine). Ainsi, du beau monde était convié à assister à l’inauguration qui a eu lieu dimanche dernier à 18h. Outre des universitaires, ce vernissage a également été marqué par la présence de quelques figures emblématiques de la scène musicale andalouse de la ville tel cheikh Mohamed Darsouni. Concernant le pavillon de l’école de Constantine, tous les grands maîtres sont incarnés (Abdelmoumen Bentobbal, la famille Fergani, Mohamed Darsouni, Abdelhamid Benelbedjaoui, Khodja Bendjalloul) par des photographies accompagnés de textes. Figure également dans cette exposition, Raymond Leyris dit Cheikh Raymond. À ce propos, un des organisateurs nous a déclaré qu’il fallait “imposer Raymond car au-delà d’une quelconque polémique, l’exposition sans ce grand acteur de la musique constantinoise n’aurait été que gâchée et imparfaite”.  Suite au vernissage, un concert animé par le chanteur Laïb a eu lieu au Théâtre régional de Constantine. Par ailleurs, cette exposition, qui s’étalera tout au long de ce mois, est également une sorte de voyage dans le temps qui nous apprend beaucoup de choses sur la tradition de transmission de cet art, et ce, de générations en générations. Zahia Bencheikh El Hocine, chef de département patrimoine et chorégraphie, nous a signalé qu’après Constantine, l’exposition retournera à Tlemcen où elle sera continuellement présentée au public. “L’exposition sera abritée au Centre des études de musiques andalouses qui est une annexe du Centre national de l’histoire et de la préhistoire de Tlemcen. Elle servira d’outil aux chercheurs et universitaires. Ce n’est donc pas terminé”, nous a-t-elle indiqué. Et de souligner : “À travers cette exposition, nous avons pu réunir des enregistrements et des documents inédits, obtenus grâce aux héritiers des grands maîtres. Il faut savoir qu’en plus de l’aspect visuel, nous détenons des legs que nous devons à tout prix mettre en valeur et conserver.”
D B.

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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