Ateliers de prise en charge des séropositifs , “Notre objectif est d’atteindre le nombre de zéro malade en 2015”

Liberte; le Mercredi 7 Decembre 2011
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Ces rencontres ont rassemblé un grand nombre d’experts, notamment des présidents d’association, des cadres du ministère de la santé, des parlementaires et des religieux.“La prise en charge et les médicaments existent en Algérie, mais la priorité est d’axer sur les campagnes de prévention. Car le sida est une question de prévention”, a annoncé le Dr Aït Oubelli, directeur de la prévention auprès du ministère de la santé, lors du lancement des ateliers d’information et pour la prise en charge des séropositifs. Organisées par l’association Anis de lutte contre le sida, en collaboration avec World Aids Compaign (WAC), ces journées d’étude ont lieu, hier et aujourd’hui, à l’hôtel d’El-Biar. Ces rencontres ont rassemblé un grand nombre d’experts, notamment des présidents d’association, des cadres du ministère de la santé, des parlementaires et des religieux. Les animateurs ont pour but d’apporter, de suggérer des points de vue et des stratégies afin de trouver des solutions. À ce propos, le MSPRH vient d’instaurer un plan stratégique national 2010-2015 sous le slogan : “stratégie nationale de lutte contre la transmission du virus mère-enfant”. Ces actions visent quatre axes importants : la coordination nationale, la prévention sous toutes ses formes (information, communication…), la prise en charge et la surveillance épidémiologique des malades. Dans sa présentation, le directeur de la prévention a indiqué que “les points forts pour la réussite de cette lutte sont l’engagement politique, le renforcement de la prévention et du PEC thérapeutique, l’implication multisectorielle et la société civile.” Une autre priorité a été mise en exergue par le médecin pour l’éradication de ce fléau adopté aussi par Onusida. “Nous voulons arriver au nombre zéro. Cela signifie qu’en 2015, la maladie sera réduite à 50% d’infection, 50% de contamination et 50% de décès”, a signalé Aït Oubelli. Concernant le dernier rapport de cette année de l’Onusida, “la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du nord) enregistre une augmentation importante. Même s’il y a de moins en moins d’infections depuis 2007 à travers le monde”, a souligné Adel Zeddam, représentant d’Onusida Algérie. En outre, le traitement du VIH a été abordé car il représente une bonne solution contre le virus. “Il faut savoir que 6,6 millions de malades ont accès au médicament, soit 47% sur 14,2 millions de contaminés et il a permis de sauver la vie à 700 000 personnes”, a-t-il précisé. Et d’ajouter : “Si tous les pays investissent, on pourra faire cesser les nouvelles épidémies. Mais, nous savons que tous les pays ne réussiront pas à atteindre ces objectifs.” Entre autres, l’Onusida mène une campagne depuis l’an dernier intitulé : “Les femmes et les filles sont plus vulnérables au sida. Agissons !”L’Algérie est en faible prévalence mais, pour rappel, en 2010, le laboratoire national de recherche a enregistré 830 nouveaux cas séropositifs, soit un total de3 356 malades. “Depuis ces dernières années, le pays connaît une propagation de la maladie avec 1 000 contaminés par an”, a conclu le Dr Aït Oubelli. Quant aux chiffres exacts, ils restent méconnus et dépassent largement la réalité.  Hana Menasria

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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