“BÉJAÏA À L’ÉPOQUE DE SA SPLENDEUR, 1060-1555”, DE ZAHIR IHADDADEN, Un voyage dans le temps

Liberte; le Mercredi 18 Avril 2012
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L’auteur revient dans ce beau livre sur l’une des plus belles époques de cette ville, où elle a connu une prospérité dans le domaine culturel, politique, économique et historique. BéjaÏa à l’époque de sa splendeur, 1060-1555 est le nouvel ouvrage publié par l’historien Zahir Ihaddaden. L’auteur revient dans ce beau livre sur l’une des plus belles époques de cette ville, où elle a connu une prospérité dans le domaine culturel, politique, économique et historique. Édité par la maison d’édition Dahlab, cet ouvrage de 130 pages est constitué de nombreuses illustrations sur l’ancienne Béjaïa, accompagnées de textes. Cette période glorieuse de Béjaïa débute à sa fondation en 397 par Moulay Nacer et persiste jusqu’à la période de Salah Raïs en 1545, qui a pu chasser les Espagnols de la ville après quarante ans d’occupation. “La période coloniale a dénaturé notre histoire au point de nous faire douter de l’essence même de notre existence, et nous a plongés dans l’obscurité totale de notre passé”, peut-on lire dans la présentation de Zahir Ihaddaden. Et d’ajouter : “La science et des documents de toutes sortes sont là pour affirmer péremptoirement que Béjaïa a enfanté, dans l’allégresse et le bonheur, une civilisation d’un caractère universel.” Dans la réalisation de ce beau livre, l’auteur visait un objectif bien précis, à savoir “dessiner la topographie de cette ville, qui a abrité pendant plus de cinq siècles cette civilisation, et imaginer l’activité de cette métropole qui continue d’influencer par ses empreintes toute la région”. D’ailleurs, pour l’écriture de ce livre, M. Ihaddaden a repris des récits et des traductions publiés par Charles Ferraud. Cette ville de l’est du pays regorge de trésors, comme son architecture, ses paysages et ses savants. En effet, durant le quatorzième siècle, une centaine de personnalités, notamment des scientifiques, mathématiciens et historiens, ont séjourné à Béjaïa. Dans cet ouvrage, composé de quatre chapitres, Zahir Ihaddaden fait la chronologie de cette période glorieuse (1060-1555) à travers les moments les plus marquants. Dans la première partie, on découvre un extrait de l’ouvrage de Charles Ferraud “depuis la fondation de la ville jusqu’en 1509”. L’histoire commence avec “la tribu Sanhadja”, dirigée par Ziri Ben Menad, qui a créé la principauté d’El-Achir. Cette population constituait la majeure partie du Maghreb. Une autre période a marqué l’évolution et l’émergence de Béjaïa : l’arrivée des Hammadites. La ville de Bougie était nommée En-Naceria en 453. En-Nacer, fils d’Alennas, s’est emparé de la montagne de Bougie pour la construction d’une ville. Par la suite, il choisit Béjaïa comme capitale de ses États, où des milliers d’ouvriers ont bâti le mur d’enceinte flanqué d’un bastion. Dès la fin de cette époque, cette nouvelle capitale a vu l’arrivée de nombreuses tribus. On peut citer les Almohades, les Mérinides et le retour des Hafsides. Des photographies mettent en exergue les plus beaux monuments architecturaux de la ville. L’auteur revient dans cette partie sur l’époque hammadite, où il fait découvrir ses portes et ses enceintes, ses palais, ses quartiers, ses mosquées et ses ruines, qui existent toujours après tous ces siècles. Dans le deuxième chapitre, l’auteur publie Unwan al akhbar fi ma djara bi Bijaia, du savant Abou Ali Ibrahim El-Merini, traduit par Charles Ferraud. Cette publication raconte la lutte entre les princes pour conserver le pouvoir dans le royaume de Bougie. Quant au dernier chapitre Toudja et ses eaux, il est question du rôle que joue cette région dans l’économie de la ville, le développement de la population et le rôle politique.
H M

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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