Célébration du Nouvel an amazigh à Tlemcen, Yennayer, le 12 janvier, à Béni Snous

Liberte; le Samedi 10 Janvier 2015
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Diverses manifestations sont programmées pour marquer la victoire en l’an 950 avant J-C du roi Chachnak sur les troupes de Ramsès, le pharaon vénéré, puis déchu.

Béni Snous, la localité la plus amazighe de la région ouest va renouer, comme chaque année, dès le 12 janvier et pendant trois jours, avec Yennayer qui marque le premier jour de l’an 2965 du calendrier agraire. Pour perpétuer les coutumes et la tradition, la Direction de la culture et le Musée national d’art et d’histoire ont prévu dans ce petit village du sud de Tlemcen, distant d’une quarantaine de kilomètres du chef-lieu de wilaya, diverses manifestations pour marquer la victoire en l’an 950 avant J-C du roi Chachnak sur les troupes de Ramsès, le pharaon vénéré, puis déchu. Sur place, des causeries seront animées par des historiens, archéologues et sociologues sur la signification de ce rite ancestral fêté avec ferveur chaque année par la population berbère de cette contrée nichée dans la montagne, située au cœur d’une végétation luxuriante, destination prisée des touristes.
Mais le clou de la manifestation sera sans nul doute le fameux “Ayred”, genre de carnaval où une procession est organisée en soirée par des jeunes habillés en costumes traditionnels, portant des masques symbolisant des figures d’animaux avec le lion en tête, chantant à tue-tête, parcourant le village de maison en maison, accueillis par des youyous, pour se voir remettre des denrées alimentaires et friandises qu’ils distribuent ensuite aux nécessiteux. Le docteur Abdelmadjid Djebbour, cinéaste explique que “Ayred est commémoré intensément dans les villages de Béni Snous, Ouled Moussa, Khemis, Achir, Béni Zidane et Ouled Larbi avec l’assentiment des fellahs qui y voient là un signe de prospérité annoncée pour leurs récoltes” ajoutant qu’“elle fait partie intégrante du patrimoine collectif à travers l’expression de l’identité millénaire à laquelle les populations demeures jalousement attachées”. Yennayer est également l’occasion de mettre en valeur les plats traditionnels comme le couscous au poulet, servis aux convives avec aussi des gâteaux et fruits secs, pour cimenter la solidarité et échanger les vœux de la nouvelle année amazighe.

A B.

Categorie(s): ouest

Auteur(s): Abdelmadjid B

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