CLôTURE DE LA 2e BIENNALE MéDITERRANéENNE D’ART CONTEMPORAIN D’ORAN, échange, partage et dialogue

Liberte; le Lundi 2 Avril 2012
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Trois jours d’exposition ponctués de rencontres-débats et d’un forum d’idées. Une trentaine d’exposants de divers horizons ont créé l’événement avec des œuvres sans rivalité aucune. Rendez-vous est pris pour 2014 avec une thématique consacrée à l’autre.“Je suis optimiste et heureux de voir enfin que les mentalités commencent à bouger.” C’est ce qu’a déclaré Tewfik Ali Chaouch, commissaire général de la 2e Biennale méditerranéenne d’art contemporain d’Oran, hier lors de la cérémonie de clôture qui s’est déroulée au conservatoire Ahmed-Wahbi. Placée sous le signe de “la jeune création contemporaine”, cette manifestation, selon M. Ali Chaouch, a atteint son but, à savoir l’échange, le partage et le dialogue (des échanges pour des projets artistiques ont eu lieu entre les participants). Pour rappel, cette deuxième biennale avait mis en avant les jeunes créateurs dans l’art contemporain toutes catégories, avec un hommage à l’ancienne génération. Un message que les organisateurs voulaient transmettre : “Laisser la place aux jeunes créateurs porteurs de potentiels, qui créent et exposent sans tabou, avec assurance et sans hésitation.” Lors de cette soirée, des diplômes d’honneur ont été donnés à aux participants, avant de laisser place à la musique et la fête. Les invités d’honneur, quant à eux, se sont vu remercier ce matin à 10h, au niveau de l’hôtel de ville, lors d’une petite cérémonie organisée par le P/APC d’Oran. Dans son allocution, il a réitéré son adhésion aux projets culturels qu’abrite ou que va abriter cette ville, ainsi que son soutien pour l’art en général et l’art contemporain en particulier. Il a d’ailleurs annoncé la prochaine inauguration d’un musée où il y aura une aile consacrée aux chouhada et moudjahidine de la révolution algérienne, et ce, à travers des photographies offertes par un ancien maquisard. Par ailleurs, le nom du prochain commissaire d’exposition a été annoncé par M. Ali Chaouch. C’est Karim Sergoua qui prendra en charge le volet artistique de la 3e édition qui aura lieu en 2014, dont le thème général sera l’autre. Du 29 au 31 mars 2012, le sous-sol de l’ancienne cathédrale de la ville d’Oran (transformée en bibliothèque), devenu une médiathèque, a été le carrefour d’un échange culturel, positionnant la capitale de l’Ouest au rang de “capitale de la culture de la Méditerranée”. Une appellation qui lui sied au vu du renouveau culturel qui est en train de prendre forme depuis les trois ou cinq dernières années. Malgré des couacs, surtout d’ordre technique et logistique, qui ont émaillé cette biennale, les organisateurs affichent une certaine satisfaction quant à son déroulement. Ce sentiment est partagé, conforté par les différents exposants. L’ancienne génération aidant la nouvelle par son expérience et son background, alors que les jeunes ont offert la fraîcheur dans le regard, l’exécution et l’interprétation. Il est à rappeler qu’avant la soirée de clôture, le plasticien et critique d’art Ali Hadj Tahar a animé, à 18h, toujours à la médiathèque, une rencontre-débat autour du thème “le marché de l’art en Algérie”. Une intervention qui a commencé avec un historique sur l’histoire de l’art et sur le marché de l’art dans le monde, ses caractéristiques. “Il ne s’agit pas uniquement d’un marché, mais d’acquisition et de diffusion”, a-t-il déclaré.
A. I.

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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