Condamné à 10 ans de prison dans l’affaire DE L’autoroute est-ouest, Chani Medjdoub en grève de la faim depuis dimanche

Liberte; le Jeudi 14 Mai 2015
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Chani Medjdoub, détenu en Algérie depuis 2009 et principal accusé dans un procès retentissant pour corruption, est en grève de la faim pour dénoncer “un acharnement de la justice”, a affirmé hier sa défense. Arrêté à Alger par les services secrets et placé en détention depuis maintenant plus de cinq ans, M. Medjdoub, un Algérien qui détient aussi la nationalité luxembourgeoise, consultant juridique et financier du consortium chinois Citic CRCC, a été condamné le 7 mai à 10 ans de prison par le tribunal criminel d'Alger. Une quinzaine de personnes ont été jugées dans cette affaire, portant sur la construction d'une autoroute, et condamnées à des peines allant de 1 à 10 ans de prison pour corruption.
“Il a commencé la grève dimanche”, a déclaré, à l'AFP, Me Tayeb Belarif, l'un des avocats de M. Medjdoub. “Il proteste contre un acharnement de la justice contre lui.” “Dans le cadre de cette affaire, Chani Medjdoub a fait l'objet de deux autres procédures judiciaires, l'une ayant conduit à sa condamnation à 15 ans de prison, avant le procès de l'autoroute”, a précisé l'avocat. D'un budget de six milliards de dollars à la base, la construction de l'autoroute Est-Ouest a vu son coût grimper à
13 milliards, selon des estimations officielles, et à 17 milliards, selon d'autres sources. Au total, seize personnes et sept sociétés étrangères étaient jugées pour corruption, blanchiment d'argent et dilapidation de deniers publics dans ce procès où des ministres, dont celui des Travaux publics à l’époque des faits, Amar Ghoul, ont été cités pour avoir perçu des pots-de-vin. Outre M. Medjdoub, un ancien cadre du ministère des Travaux publics, Mohamed Khelladi, a également écopé de 10 ans de prison. Tous deux ont été également condamnés à une amende de 30 000 euros chacun. Me Belarif a indiqué que la défense avait introduit un pourvoi en cassation contre la peine prononcée contre Chani Medjdoub. Il n'est pas possible de faire appel d'un verdict de tribunal criminel dans le droit algérien. Il est possible, en revanche, de se pourvoir en cassation, selon Me Belarif.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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