Conférence d’El-Hachemi Assad à l’occasion de la 12e édition du festival du film Amazigh, Le cinéma libyen à l’honneur

Liberte; le Lundi 19 Mars 2012
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La nouveauté cette année reste l’implication du public appelé aux urnes afin d’élire son film favori, la présentation de deux films documentaires scientifiques et la projection en avant-première mondiale de deux films.à J-7 du lancement de la 12e édition du festival du film amazigh, le commissaire du festival, El-Hachemi Assad, a animé avant-hier soir une conférence de presse à l’hôtel Beloua de Tizi Ouzou. Le conférencier a expliqué les nouveautés de cette édition et le contenu du programme prévu durant le festival : “La survie de ce rendez-vous, qui est l’un des rares encore à résister 12 années durant, est le fruit d’une réelle conviction qui anime les membres de l’équipe en charge des activités. Nous avons décidé d’organiser encore une fois, après celle de 2010, ces retrouvailles à Tizi Ouzou, de manière à créer l’éclatement, d’expérimenter le terrain et voir les possibilités existantes qui nous mèneront à faire mieux.” M. Assad évoquera la fermeture des salles de cinéma dans la wilaya de Tizi Ouzou : “Nous avons la chance d’avoir des salles de cinéma à Aïn El-Hammam, Larbâa Nath Irathen, Draâ El Mizan, Oued Aïssi…, pour ne citer que celles-ci, mais elles demeurent fermées. Pourtant, ces structures ne nécessitent qu’une rénovation et un aménagement. Il est primordial de récupérer ces espaces.” Il s’étalera lors de son allocution sur la vocation du festival comme, primo, une passerelle entre différentes cultures du monde et, secundo, comme espace de formation en faveur des jeunes réalisateurs, puisque, dit-il, “nous allons recevoir des cinéastes venus de pays étrangers, comme la Libye, qui sera cette année notre invitée d’honneur. Il est de coutume pour le festival de convier chaque année le cinéma de pays étrangers, ce qui représente un pont d’échange. Concernant la formation, des ateliers de formation et un atelier son sont programmés, en plus d’une journée d’étude qui aura pour thème le doublage au service de tamazight”. Pour cette 12e édition, le commissaire du festival rappellera au passage le nombre de films en lice. “La compétition Olivier d’or a enregistré la sélection de 15 films, dont quatre documentaires, quatre longs métrages et sept courts métrages, alors que la section ‘Jeunes talents’ verra la participation de 10 films”, dira M. Assad. La nouveauté cette année reste l’implication du public appelé aux urnes afin d’élire son film favori, la présentation de deux films documentaires scientifiques et la projection en avant-première mondiale de deux films. Cette rencontre autour du film d’expression amazighe sera l’occasion de rendre un hommage particulier à l’ensemble de l’équipe réalisatrice du film La montagne de Baya et au défunt Azzedine Meddour. Les meilleurs élèves issus du dernier concours, organisé il y a quelques jours par l’association des enseignants de tamazight de la wilaya de Tizi Ouzou, entreront en formation d’initiation programmée tout le long de cette édition. Le but serait que chacun des élèves participant réalise trois secondes de film afin de pouvoir identifier son travail à l’écran. Le rendez-vous est donc donné aux cinéphiles et aux amateurs du 7e art, le 24 mars, date butoir des activités, dont le lancement est prévu au théâtre régional Kateb-Yacine de Tizi Ouzou, avec un spectacle d’ouverture intitulé Roland Zee, une comédie visuelle.
K. Ti

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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