Conférence de presse du bâtonnier d’Oran, “Les avocats grévistes de la faim traînent des affaires de justice”

Liberte; le Samedi 23 Mai 2015
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Le bâtonnier d’Oran a pris à témoin la société civile et l’Ordre des avocats des barreaux d’Algérie sur les persécutions dont il dit être victime lui, ses petites nièces et sa famille.

Me El-Houari Ouahrani, bâtonnier du barreau d’Oran, est sorti de sa réserve, jeudi à Oran, lors d’une conférence de presse où il a pris à témoin la société civile et l’Ordre des avocats des barreaux d’Algérie sur les persécutions dont il dit être victime lui, ses petites nièces et sa famille. Entouré des 31 membres du Conseil de l’Ordre des avocats d’Oran, le bâtonnier a affirmé détenir “les preuves irréfragables contre les avocats grévistes de la faim à Alger qui veulent régler leurs comptes avec le bâtonnat à travers ma personne et mon statut”.
Était également présent à cette rencontre avec la presse Me Charaïfia Kada, l’ex-époux de Me B. S. Souad, gréviste de la faim qui réclame la main levée par le Conseil de l’Ordre des avocats d’Oran, pour reprendre ses activités. Pour en revenir aux “véritables desseins de cette avocate radiée du Conseil de l’Ordre d’Oran”, Me Ouahrani a révélé que “tout a commencé en 2005 lorsque Me B. S. Souad a défendu une femme aux mœurs légères enceinte, battue par son souteneur et qu’elle a réussi à faire hospitaliser à la clinique Sainte-Anne à Oran”, soulignant que l’avocate en question “avait proposé à la mère biologique d’acheter son nourrisson pour 5 millions de centimes”. Me Ouahrani continuera sur sa lancée, confirmant que “suite à cela, elle (l’avocate) proposa à son tour de céder le bébé à son amie franco-algérienne installée à Argenteuil (France), en contrepartie de 10 000 euros”, ajoutant, dans le même contexte, que “l’affaire a été ainsi conclue et le bébé a pu quitter le territoire national par l’aéroport d’Es-Sénia grâce à l’intervention de Me B. S. Souad”.
“Le pot aux roses a été découvert après un esclandre provoqué sur la voie publique par le père biologique qui a réclamé son enfant avant que la justice à Oran ne se saisisse de l’affaire et ne condamne l’avocate, la sage-femme et la mère biologique à 3 mois de prison ferme”, a affirmé le bâtonnier. Me Ouahrani cite aussi l’exemple d’un avocat gréviste, en l’occurrence S. Djamel, “ancien cordonnier et ancien gardien à la maison d’arrêt de Remchi qui a été condamné à 2 mois de prison ferme pour avoir transporté clandestinement des homosexuels sur la plage d’Aïn Franine”. M. Mohamed est aussi cité par le bâtonnier du barreau d’Oran et au sujet duquel il dira : “M. Mohamed avait formulé une demande auprès de Sekrane Tahar, ancien wali d’Oran, pour solliciter un agrément de création d’une association de défense des droits des avocats.” Et d’attester : “Je me suis opposé à cette procédure qui n’existe nulle part ailleurs dans le monde.”
Dans le sillage de ces déclarations, le bâtonnier d’Oran a levé un pan du voile sur certaines facettes à l’origine de “cette cabale orchestrée à mon encontre, compte-tenu de la proximité des élections de la commission mixte de recours prévus les 26 et 27 mai prochains”. Me El-Houari Ouahrani évoquera dans ce cadre le cas de l’avocat N. S. Belkacem, gréviste de la faim contre lequel “10 jugements de radiation de l’Ordre des avocats ont été prononcés pour son inculpation dans une affaire d’escroquerie au jugement dans un procès intenté contre lui par la Cnep de Hassi-Mameche (Mostaganem) où il occupait le poste de responsable du service comptabilité”. Enfin, B. M., avocat stagiaire et gréviste de la faim, “est constamment absent de son stage en dépit de sa formation de 3 mois dans le cabinet de Me Boudia”. 

Categorie(s): actualité

Auteur(s): K. REGUIEG-ISSAAD

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