Congrès du FLN, collecte des dons et gardes communaux, Les réponses de Belaïz

Liberte; le Samedi 16 Mai 2015
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Ce sont autant de questions d’une actualité brûlante sur lesquelles s’est exprimé le désormais ex-ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, Tayeb Belaïz, en marge des travaux des questions orales à l’APN.
Concernant le énième imbroglio politico-juridique né, cette fois-ci, autour du 10e congrès du FLN, M. Belaïz a affirmé à Alger que la demande déposée par la direction du FLN pour la tenue de son 10e congrès à la fin du mois en cours répondait aux conditions légales, indiquant que les militants qui contestent la décision d'autorisation ont le droit de recourir à la justice.
“Les services de la wilaya d'Alger ont estimé, après examen de la demande formulée par la direction du FLN pour la tenue de son congrès, que toutes les conditions légales étaient réunies, conformément à la loi sur les partis”, dira en outre l’ancien ministre de l’Intérieur.
“Les militants et responsables du parti qui se sont opposés à la décision sont libres de recourir à la justice pour faire appel”, a-t-il ajouté. “Les opposants à la tenue du congrès ont introduit une action devant la justice. C'est leur droit le plus absolu et nous acceptons toute décision émanant de la justice”, a-t-il martelé.
“En tant que ministère de l'Intérieur qui veille à l'application des lois, nous attendons la décision de la justice, seule habilitée à trancher la question. Quelle que soit sa décision, nous serons les premiers à nous y soumettre”, a précisé M. Belaïz.
“Ces questions sont tout à fait ordinaires et le recours à l’arbitrage de la justice est un signe de bonne santé”, a-t-il précisé.
S’agissant de l’interdiction faite à certains partis de tenir leurs assemblées générales, le ministre a fait savoir que “la loi interdit catégoriquement l'exploitation des établissements éducatifs, de formation et d'enseignement par les partis”, ajoutant que certaines formations ont été interdites de tenir leurs assemblées générales, car ayant demandé de les organiser dans des établissements éducatifs.
Il a indiqué, à ce propos, que les autorités adoptaient la même position à l'égard de tous les partis et qu’elles agissaient dans le respect de la loi.
Par ailleurs, à une autre question orale d’un député, sur les dépassements enregistrés à l'instar des invectives et atteintes aux symboles de l'État provenant de certains partis et syndicats, M. Belaïz a estimé que “la démocratie n'est qu'à ses débuts en Algérie”, relevant toutefois un recul de la violence verbale par rapport aux années précédentes.  
Lors de la séance des questions orales, le premier responsable du secteur a rappelé l'existence de 60 partis accrédités, 92 916 associations locales, 1 089 nationales et 94 syndicats.     
En outre, concernant la lancinante question de la collecte des dons, M. Belaïz a indiqué que le ministère de l’Intérieur était la seule autorité chargée et habilitée à délivrer des autorisations de collecte des dons, y compris pour la construction des mosquées. Il a précisé, ce faisant, que les walis étaient tenus à l'avenir d'adresser toutes les demandes de dons au ministère de l'Intérieur avant d’autoriser leur collecte.
Les revendications socioprofessionnelles des gardes communaux, au nombre de 12, ont été toutes satisfaites à l’exception “des revendications exprimées, par certaines catégories de ce corps, à caractère politique”, a indiqué M. Belaïz.
Le ministre des Relations avec le Parlement, Khalil Mahi, a affirmé, pour sa part, que plus de 5 000 rappelés durant la décennie noire ont bénéficié d’une indemnisation pour invalidité.

A. R.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Amar R

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