Contestation tous azimuts des étudiants, Oran

Liberte; le Samedi 22 Novembre 2014
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Des employés de l’USTO, notamment le personnel administratif, nous confient leur exaspération devant cette situation inédite qui consiste à bloquer l’accès à l’université à la moindre contestation.

La contestation au sein des universités ne cesse de s’étendre ces dernières semaines avec comme point d’orgue le système LMD. C’est à l’USTO que tout a démarré autour de  cette contestation du LMD et des diplômes non reconnus. Les étudiants prenant l’habitude de bloquer l’accès à l’université, et bien qu’une accalmie ait été constatée la semaine passée, les problèmes restent entiers. Et du coup, à chaque retour des étudiants, c’est la même interrogation qui se pose : l’accès au campus sera-t-il possible ?
Des employés de l’USTO, notamment le personnel administratif, nous confient  leur exaspération devant cette situation inédite qui consiste à bloquer l’accès à l’université à la moindre contestation. Au début, les étudiants en première ligne étaient ceux du département d’architecture dénonçant la non-reconnaissance de leur master par l’ordre des architectes, suivi par d’autres facultés contestant elles aussi la non-reconnaissance toujours de leur diplôme, mais cette fois-ci, par la fonction publique.
Puis d’autres étudiants s’étaient relayés dans le blocage de l’université pour, soit protester contre le refus du rachat en dessous d’un seuil de note, le cas de l’Institut de génie civil et maritime d’Oran (IGCMO) ou encore contre un nouveau décret, devant être appliqué en 2015, prévoyant que, pour le passage, la note d’examen comptera pour  60% et le contrôle continu pour 40%, ce qui n’a pas été du goût des étudiants.
Tout comme pour le cas des architectes et des diplômes non reconnus, l’administration de l’USTO explique n’avoir rien à proposer aux étudiants du fait qu’il s’agit de “problèmes dépassant sa compétence et ses prérogatives”, ajoutant que des rapports ont été transmis au ministère de l’Enseignement supérieur. Pour la situation des étudiants d’architecture, les déclarations du ministre de l’Enseignement supérieur, que nous avons rencontré le 10 novembre à Oran, en marge de la visite de Sellal, ont été claires et adressées à l’ordre des architectes en affirmant que “le master est le seul diplôme qui existera dorénavant”.
Pourtant, dans le même temps, le ministère semble revenir sur le LMD, puisque depuis le début de cette année, il a été imposé un seul tronc commun, unique et identique pour chaque filière dans toutes les universités. Ce qui n’est pas dans la logique du LMD  et ne se pratiquait pas depuis l’adoption de ce système.
Et si le risque de pourrissement de la situation a fait que le conseil de l’ordre des architectes a revu sa position initiale, c’est maintenant les diplômés de l’ancien système qui dénoncent une équivalence qui va dévaloriser leur formation et leur diplôme.

D. L.

Categorie(s): ouest

Auteur(s): LOUKIL D

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