Elle demeure le parent pauvre des conventions des Nations Unies, Rahmani : “Il faut sonner le rassemblement pour la lutte contre la désertification”

Liberte; le Samedi 17 Decembre 2011
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Des rendez-vous internationaux décisifs sont à préparer, à l’image de celui du Sommet de la Terre à Rio en 2012.“La croissance sur la désertification est quelque part marginalisée”, a reconnu Chérif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire et de l’Environnement, qui s’est déplacé, jeudi et vendredi à Tinerkouk, distante de 80 km de Timimoun, pour aborder la question sensible des déserts et de la lutte contre la désertification. En sa qualité, également, de président de la fondation Déserts du monde, M. Rahmani ne pouvait trouver meilleure tribune que le fort de Tinerkouk pour animer une table ronde, marquant ainsi le lancement de la décennie 2010-2020, décennie pour les déserts et la lutte contre la désertification, proclamée le 21 décembre 2009 par l'Assemblée générale des Nations unies. à ses côtés, l’on note la présence de Luc Gnacadja, secrétaire exécutif auprès des Nations unies concernant la convention de la lutte contre la désertification, venu prêter main forte et donner un discours révélateur de la volonté des uns et des autres d’accomplir des programmes au profit d’un patrimoine commun à toute l’humanité, qui n’est autre que la terre nourricière. Il n’est pas pourtant évident de convaincre notamment les pays qui apportent les financements de s’impliquer totalement, alors qu’ils ne sont pas concernés par ce phénomène qui s’applique en grande partie à l’Amérique latine, quasi totalement à l’Afrique et n’épargne pas l’Asie. “Face à ce handicap, il a fallu donner une visibilité à ce qui peut être entrepris et amorcer un processus de lutte dans le cadre d’une convention”, soutient M. Rahmani, expliquant que le changement du climat affecte les sols dans leur essence et leur existence et par-delà les populations. D’où d’ailleurs la pertinence de cette rencontre qui se veut être, selon M. Rahmani, une opportunité de faire “chorus et écho aux cris des gens qui souffrent de cette marginalisation dans leur communauté”. L’occasion propice, par ailleurs, pour exprimer au représentant de l’ONU l’appui nécessaire, à plus forte raison quand il existe des échéances décisives. à cet événement, se joindront plusieurs autres personnalités du monde diplomatique, à l’image des ambassadeurs de Suède, de Suisse, des Pays-Bas, de Hongrie, de Tchéquie et d’Autriche. Le diplomate autrichien a réservé un moment musical unique avec le groupe autrichien Fioretto. Et du fond du désert algérien a fusé la voix chaude de la star sud-africaine de la chanson Déborah Fraser, qui a enflammé l’assistance. Elle est ambassadrice des Nations unies pour ce qui est de cette décennie de lutte contre la désertification.N. S.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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