En raison de son engagement en faveur de la charte, Le GSPC tue l’adjoint d’El-Para

Liberte; le Samedi 11 Mars 2006
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Abdelkrim Kadouri a été mitraillé jeudi à El-Oued par un groupe terroriste. Cet ancien “émir” salafiste, qui s’est rendu en 1999, a contribué à la reddition de dizaines d’islamistes armés Ainsi, un groupe armé dont le nombre n’a pas encore été identifié, a surpris l’“émir” repenti, Kaddouri Abdelkrim, dans la nuit de jeudi à vendredi, non loin de son domicile, sis à la cité 8-Mai, dans la ville d’El-Oued. Après l’avoir tué de plusieurs balles, le groupe a pris la fuite à bord d’un véhicule tout-terrain, confirment des sources sécuritaires. Son évacuation à l’hôpital Ben-Omar-Djilali, situé à quelques mètres du lieu du drame, a été vaine, car il était déjà mort à son admission.L’“émir” Kaddouri avait accueilli et embrassé le président Bouteflika, le 18 juin 2001, à Guemar avec certains notables de la région d’El-Oued, lors d’un déplacement présidentiel dans la région.Avant de bénéficier de la grâce en 2000, dans le cadre de la loi sur la Rahma, il était un conseiller militaire de Hassan Hattab, le chef terroriste du GSPC, et s’était rendu après avoir rejoint l’“émir” Abderezak El-Para à l’Est. Cet ancien “émir”, qui s’était reconverti en entrepreneur dans les travaux de l’agriculture et de l’hydraulique, était connu pour avoir dirigé une manifestation et un sit-in, deux ans auparavant, aux côtés de plusieurs fellahs devant la Direction de l’agriculture, revendiquant le limogeage du responsable du secteur à cause des problèmes agricoles.Quelques jours avant son assassinat, Kaddouri a plaidé pour la loi portant paix et réconciliation décrétée par le président de la République.Il est allé plus loin en demandant aux terroristes cachés dans les villes et dans les montagnes de stopper leur combat contre l’État. Il a ainsi activement aidé les services de sécurité à convaincre les terroristes du GSPC de la zone V, notamment, à déposer les armes et à engager des pourparlers. Il a été de ce fait ciblé par ses anciens acolytes du GSPC.Dans un entretien accordé à un journal arabophone, il a lancé à l’adresse des salafistes : “Est-ce que l’insurrection contre l’État, qui vous tend maintenant la main de la paix et de la réconciliation, est à votre profit ? Surtout que l’État va régler vos situations sociales avec votre réintégration dans la société.” Et d’ajouter : “Attention ! ne perdez pas cette importante chance.”Avec cet assassinat ciblé, le GSPC tente de lancer également un message aux défenseurs de la Charte de la réconciliation nationale dans une tentative désespérée pour dissuader les dernières poches terroristes.Déjà en 2002, le GSPC à Lakhdaria avait tué l’imam Abou Hafs, car il avait, comme Kaddouri, réussi à convaincre des centaines d’éléments salafistes de quitter les maquis.De ce fait, l’assassinat de cet ancien bras droit d’Abderezak El-Para, qui serait déjà libérable, est un avertissement à tous les anciens chefs islamistes et terroristes qui ont participé à la campagne pour la réconciliation nationale.K. Gaïd

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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