Énergie, Salah Khebri, le consultant discret qui gérera le legs de Yousfi

Liberte; le Samedi 16 Mai 2015
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La contestation antigaz de schiste et la crise de distribution de carburant auraient discrédité Youcef Yousfi auprès des décideurs politiques. Ces deux dossiers à portée politico-sociale ont gêné la sérénité du gouvernement dans un contexte marqué par la chute des prix du pétrole, et donc des recettes algériennes d’exportation, et où l’ancien P-DG de Sonatrach et ancien ambassadeur d’Algérie à Tunis n’a pas manqué de braquer les projecteurs sur lui. Celui qui vient de succéder à Yousfi, à savoir, Salah Khebri, n’est, en tout cas, pas étiqueté dans les milieux énergétiques et on ne lui connaît pas de prises de position dans la dialectique opposant les partisans des énergies fossiles aux promoteurs des énergies renouvelables. Son pedigree se résume en un parcours de pédagogue ayant pour passion la science et la formation. Le nouveau ministre de l’Énergie était, en effet, un consultant discret, beaucoup moins médiatisé que ses pairs qui ont fait carrière à Sonatrach, avant de choisir le consulting comme activité. Cet ingénieur en économie pétrolière, formé à l’Institut national des hydrocarbures et de la chimie (INH) de Boumerdès, a soutenu plusieurs mémoires et thèses sur le thème de l’optimisation des coûts de production dans l’industrie du pétrole et du gaz, ici en Algérie, et en France où il a fait un master à l’Université de Bourgogne en 1987. Sa carrière à Sonatrach a commencé en 1995 comme directeur de la recherche opérationnelle au sein de la division de la planification et de prospective économique avant d’être nommé directeur des études économiques en 1998, poste qu’il a occupé jusqu’en 2004, date de sa nomination comme directeur général de l’Institut algérien du pétrole (IAP), qui venait d’être réorganisé en “Corporate University (IAP-CU)”. Salah Khebri a gravi les échelons au sein de cet établissement, devenant trois ans après son président et chef de la direction exécutive, pour le diriger jusqu’à décembre 2011. Il a été appelé en janvier 2012 à occuper une fonction de conseiller du P-DG de Sonatrach avant d’entamer une carrière de consultant freelance vers la fin de 2014. Le nouveau ministre de l’Énergie a exercé pendant 16 ans comme enseignant chercheur, d’abord l’INH où il était titulaire de la chaire d’économie du pétrole, de 1979 à 1988, et ensuite, à l’Institut français du pétrole qu’il a intégré comme chercheur de 1988 à 1992. Salah Khebri est aussi membre du conseil d’administration de l’École supérieure algérienne des affaires (Esaa) de Bordj El-Kiffan.

L. H.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Lyas Hallas

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