Évacuation de la cité “Batimate Taliene” à Oran, Vers la fin d’un provisoire qui aura duré 30 ans

Liberte; le Jeudi 25 Decembre 2014
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Le wali semble avoir tranché en proposant un site de 5 ha à Bir El-Djir, l’ancienne base de vie de Bati-Or, pour reloger les familles. Le lancement du chantier reste suspendu à l’approbation de la commission ministérielle.

La cité située au quartier périphérique d’Es-Sedikia, Oran-Est, communément appelée “Batimate Taliene”, va enfin voir son sort scellé définitivement, comme annoncé par le wali d’Oran en marge de la session de l’APW qui s’est tenue ce mardi. Cela fait des années qu’il est question de l’éradication des immeubles en préfabriqué contenant de l’amiante et réalisés par une société italienne, d’où l’appellation.
Au départ, ces immeubles étaient provisoires, un provisoire qui aura duré près de 30 ans. Ce projet de relogement et de démolition des immeubles qui traîne en longueur avait buté sur nombre de problèmes, notamment la disponibilité des logements pour les 2000 familles résidentes de “Batimate Taliene”, mais surtout le site d’implantation du relogement. Les familles concernées avaient refusé d’être relogées à plusieurs kilomètres de la ville d’Oran, comme cela se produit très souvent dans des opérations similaires dans la capitale de l’Ouest.
Cette forme de déplacement collectif d’une population fait naître, du même coup, nombre de maux transplantés ailleurs, loin du centre-ville. Aujourd’hui, le wali d’Oran semble avoir tranché en proposant un site de 5 ha à Bir El-Djir, l’ancienne base de vie de Bati-Or, pour reloger les familles. Reste encore l’approbation de la commission ministérielle avant de pouvoir lancer le chantier de réalisation des logements d’ici 2015. En attendant, la dégradation des “Batimate Taliene” a atteint un point où maladie, promiscuité et danger font le quotidien des résidents qui ont souvent eu recours à la protestation de rue pour exiger une prise en charge rapide et concrète de leurs problèmes. Au-delà de cette annonce, l’autre question à laquelle n’a pas encore répondu le wali est celle de l’affectation du site “débarrassé des immeubles taliene”. Une assiette foncière à très haute valeur du fait de son implantation à proximité de la résidence de wilaya. D’ailleurs, les promoteurs immobiliers les plus influents à Oran lorgnent depuis longtemps ce terrain. L’ancien wali, actuellement ministre de la Santé, avait en son temps expliqué qu’une “cité des affaires” serait érigée sur l’assiette récupérée.
Mais ce projet avait suscité le scepticisme, surtout quand d’autres mettent en relief justement le flou entretenu par les autorités locales pour se prononcer dans la transparence sur le devenir des assiettes foncières récupérées en milieu urbain.

D. L.

Categorie(s): ouest

Auteur(s): LOUKIL D

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