Faute d’ouverture de négociations sérieuses et transparentes, L’Intersyndicale de l’éducation maintiendrait sa grève pour la mi-avril

Liberte; le Dimanche 26 Mars 2006
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Lors d’une conférence de presse animée hier au siège du Satef de Tizi Ouzou, les représentants de l’intersyndicale des travailleurs de l’éducation ont déclaré que “l’action syndicale arrêtée pour la mi-avril, à savoir, une grève de 4 jours ponctuée par un rassemblement des syndicalistes devant le siège du ministère de l’éducation nationale, sera maintenue si le gouvernement et la tutelle n’ouvrent pas des négociations sérieuses, concrètes et transparentes avec la coordination intersyndicale de l’éducation”. Pour les animateurs de cette conférence, à savoir M. Lemdani du Cnapest, Sadali du Satef, Rédouane Osmane du CLA, et Belkhouche du SETE de Béjaïa, il s’agit, à travers cette action, “d’accentuer la pression sur la tutelle pour recevoir une délégation mandatée par la coordination intersyndicale”. Dans la déclaration commune qui a sanctionné la réunion, ayant précédé ladite conférence, les représentants de l’Intersyndicale ont expliqué que : “dans le cas de l’ouverture des négociations, la coordination intersyndicale tiendra une réunion pour préparer la rencontre et arrêtera les contours de ces négociations”, mais que, dans le cas contraire, la pression se poursuivra en élargissant la mobilisation et en frappant plus fort. S’agissant du dialogue auquel avait appelé le ministère de tutelle, les conférenciers ont déclaré que “l’Intersyndicale n’a pas été invitée à ces contacts préliminaires qui auraient balisé, par des conditions préalables, en mettant de côté la plateforme de revendications, le dialogue collectif et un protocole d’accord qui doit être connu des travailleurs de l’éducation et de l’opinion publique”. Pour eux, “des négociations sérieuses doivent porter avant tout sur la question de l’augmentation des salaires et la promulgation du statut particulier dans le cadre du statut général de la fonction publique qui constituent le cœur même de la plateforme de revendications de l’intersyndicale” qui contient également d’autres points tels que la garantie des libertés syndicales et du droit de grève et de la retraite à 100%. Mais les représentants du CLA, du Satef, du Cnapest et du SETE de Béjaïa estiment que “les négociations enclenchées avec certains syndicats, qui ne sont pas d’ailleurs mandatés par l’intersyndicale, ne concernent nullement ladite plateforme de revendications, donc les salaires et le statut”.SAMIR LESLOUS

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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