FREEKLANE ET GAâDA DIWAN BECHAR AU FESTIVAL DU PRINTEMPS, Gaâda… pur son !

Liberte; le Dimanche 22 Avril 2012
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À l’occasion de l’avènement du printemps et afin de sensibiliser les jeunes au vote du 10 mai, Jil FM, la Radio algérienne, la Télévision algérienne et leurs partenaires ont donné le coup d’envoi, avant-hier soir au grand chapiteau de la Médina (complexe olympique Mohamed-Boudiaf), au Festival du printemps : une série d’activités artistiques (concerts avec des têtes d’affiche, danse, humour), prévus tous les vendredis, avec un accès gratuit au public. Ils étaient nombreux les jeunes (et même des familles) à avoir répondu à l’appel de Jil FM. Au programme de la première soirée, un concert de Gaâda Diwan Béchar avec, en première partie, Freeklane ainsi que des intermèdes de danses et de blagues entre les prestations. La jeune formation Freeklane, issue de la nouvelle scène musicale algérienne, a ouvert le bal et n’a eu aucun mal à séduire le public qui connaissait déjà leurs paroles par cœur. Mené par son chanteur charismatique Chemseddine Abbacha, Freeklane a réellement trouvé la formule du très bon groupe, avec des musiciens talentueux, une bonne musique (variété maghrébine), et une belle présence scénique. La formation a interprété quelques-uns de ses titres, notamment El-Ghorba, El-Houriya, Khouya El-Madani, Lalla Mira -qui déchaîne les foules- et Ya bent essoltane. Freeklane a cédé ensuite la scène à Dj Tarik et l’humoriste Djamel Da qui n’a pas réussi à séduire les spectateurs qui étaient venus surtout pour danser et faire la fête. Mais ils se montreront beaucoup plus indulgents et parfaitement attentifs aux gestes du groupe de Break-dance, Walked Cow, des Issers (Boumerdès). Gaâda Diwan Béchar a animé la dernière partie de la soirée en proposant un mix de ses anciens titres et d’autres extraits de leur nouvel album, Ma h’lou (eau potable), dont la sortie en Algérie est prévue pour la fin mai, début juin. Concernant l’album, le leader du groupe, Tayeb Laoufi, nous a indiqué que “Ma h’lou est composé de 10 titres, inspirés de sons urbains mêlés de mélodies puisées à la source. Mi-Béchar, mi-Gourara, mi-Tindouf, mi-chaoui. L’écriture et les compositions ont été adaptées à la “personnalité” vocale de chaque interprète dans le groupe. Gaâda est un groupe pluriel, et c’est peut-être cela qui donne cette impression d’éclectisme à l’écoute. J’avoue, pour ma part, que les flâneries et les pérégrinations ont été sans limites. C’est une sorte d’expérience différente des autres albums que j’ai voulu tenter.” La prestation de Gaâda Diwan Béchar a démarré avec Jilala, un titre du nouvel album inspiré des musiques des Caraïbes. Ils ont ensuite interprété des morceaux inédits : Dib El-Ghaba (souvent repris sur scène et qu’on retrouvera dans le nouveau disque), Salma, Moussanni, ainsi d’anciens titres, notamment Baba Hamouda, Amin, Soubhan Allah (reprise de Ness El-Ghiwane), Ya chafi ya afi, et bien sûr Ben Bouziane. Durant près de deux heures de spectacle, Gaâda Diwan Béchar ont mis le feu au chapiteau de la Médina qui abritera, jeudi prochain, un spectacle d’Abdelkader Secteur, avec le groupe Tataful en première partie. Quant à Gaàda Diwan Béchar, ils seront le 31 mai prochain à la salle Ibn Zeydoun (Riadh El-Feth), pour la clôture du Festival culturel européen.
S. K.

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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