Gestion des œuvres sociales de l’éducation, 64% des établissements participent au référendum

Liberte; le Mardi 6 Decembre 2011
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L’engouement des candidats pour un siège au sein des futures commissions chargées de la gestion des œuvres sociales de l’éducation nationale suppose que le mode de gestion centralisé l’emportera.Le Cnapest et l’Unpef ont tenu hier un point de presse commun “pour évaluer les préparatifs” en prévision du référendum sur la gestion des œuvres sociales du secteur de l’éducation prévu mercredi  prochain. Les deux syndicats défendent une gestion au sein de commissions nationale et wilayales pour préserver le principe sacré de la solidarité nationale. Si l’on se réfère aux statistiques annoncées hier par les deux formations, l’on croirait aisément que les travailleurs sont pour le mode de gestion défendu par l’Unpef et le Cnapest.En effet, si 64,23% des écoles primaires, 80,40% des collèges et 94% des lycées, soit 64% des établissements scolaires ont présenté leurs listes de candidats pour le scrutin de mercredi prochain, cela laisse croire que la tendance est pour la centralisation et que par ricochet les travailleurs ont déjà dit leur mot.D’autant que l’on sait que les partisans de la décentralisation à travers la gestion des OS dans les établissements ont donné consigne à leurs troupes de ne pas postuler. “Non les jeux ne sont pas faits. Les travailleurs feront leur choix le 7 décembre à bulletin secret et dans un isoloir”, répond le président de l’Unpef “à ceux qui disent qu’il y a fraude anticipée et parti pris de la tutelle”. Et d’ajouter : “Ce sont ceux qui se sentent vaincus sur le terrain qui l’affirment. Nous nous contenteront de contrôler les élections.” Sadek Dziri “a félicité tous les travailleurs du secteur d’avoir libéré les OS de l’hégémonie syndicale de l’UGTA”. Il se dit “étonné de voir que ce même syndicat qui a géré 17 ans durant les OS, défende un nouveau mode de gestion”. Quoi que pour le conférencier, la raison est claire. “Il veut éviter la passation de consignes et de rendre des comptes sur les fonds dilapidés”.Le coordinateur du Cnapest mettra l’accent de son côté sur l’engouement des travailleurs. “Des milliers de travailleurs se sont portés candidats aux commissions pour défendre la solidarité nationale”, note Nouar Larbi. Et d’expliquer que la gestion via des commissions locales et nationales permettra une large solidarité contrairement à la gestion au sein des établissements.“Les prises en charge médicales qui s’élèvent à des millions ne peuvent être couvertes par l’établissement. Ce qui est faisable au sein de commission nationale. Car le partage ne sera pas équitable entre les structures scolaires. Nous avons changé le mode de gestion pas la structuration”.Répondant à ceux qui les accusent de vouloir s’accaparer les OS en plaçant leurs représentants au sein des commissions, le coordinateur du Cnapest dira que “nous avons 65 000 enseignants qui ne sont pas tous affiliés au Cnapest mais le nombre des  travailleurs s’élève à 655 000, soit 1/10. Peut-on avoir une mainmise avec 1/10 uniquement ?” Et d’ajouter dans la foulée : “Des syndicats non représentatifs sur le terrain ont été agréés pour nous casser. Nous sommes les alliés des travailleurs de l’éducation pas de la tutelle.” Nouar Larbi révélera que “des candidats ont subi des pressions et des intimidations qui ont poussé certains à se retirer”.De son côté, Sadek Dziri dira que “nous n’avons pas dit que nous allions élire des saints mais chaque membre répondra de ses actes”.MALIKA BEN

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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