Il dénonce tout le système de gouvernance et l’administration, Le MSP passe en mode opposition

Liberte; le Dimanche 11 Decembre 2011
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Membre de l’Alliance présidentielle, le MSP fait feu de tout bois. Son agenda s’est serré ces dernières semaines avec d’intenses activités. Hier, après une rencontre à Tissemsilt entrant dans le cadre de la préparation des législatives de 2012, son président, M. Soltani, est venu au siège du parti pour parler d’un thème sur lequel le MSP s’est découvert une sorte de vocation : les droits de l’Homme. M. Soltani distingue deux catégories de droits de l’Homme. Les droits politiques et les droits humains. Contre toute attente, le président du parti est totalement d’accord avec l’appréciation occidentale de la situation des droits dans le monde islamique qui vit, selon lui, “sous état d’urgence”.Il a constaté un recul de tous les droits devant l’impératif de sauvegarde de l’unité du pays. Réalité qui a sacrifié tous les droits individuels, d’après lui. Il récuse, cependant, cette appréciation qui ressemble, a-t-il dit, au calcul du PIB. Il a déploré l’absence de l’application des lois sur le terrain, mais surtout les textes de loi portant sur les réformes inspirées par l’esprit de l’état d’urgence, donc l’administration. Cela au moment où le monde est devenu transparent. Et Soltani de reprendre la fameuse “glasnost” de Gorbatchev comme un acquis des droits de l’Homme. Seulement, cette transparence ne touche pas le tiers-monde et le monde musulman qui se caractérisent par une gouvernance opaque. Il a plaidé pour l’enseignement des droits de l’Homme dans tous les paliers afin de “créer” un citoyen utile et “fair-play”. Ce qui n’est pas le cas actuellement puisque, a-t-il donné en exemple, “ces Algériens qui vont à l’étranger et deviennent respectueux et clean alors qu’ils ne le sont pas chez eux”. C’est parce qu’ils ne sont pas libres malgré l’Indépendance. “C’est une culture”, a-t-il résumé. Celle-ci rentre comme l’éducation, la santé, etc., dans la catégorie des droits humains. Le modèle de réussite “des droits politiques” et de transparence est, selon lui, le modèle tunisien qui réunit les islamistes et la gauche qui vont proposer une Constitution pour le long terme. M. Soltani a refusé de s’avancer sur la question du retrait ou non du MSP de l’Alliance présidentielle. Il s’est contenté de dire qu’on est encore au “dialogue théorique”. Autrement dit, rien n’est encore joué malgré la surenchère et les menaces de “divorce” avec l’Alliance présidentielle. Il a, enfin, souhaité que 2012 soit l’année des libertés et des droits entiers. Il s’est enfin longuement étalé sur la Palestine qui est historiquement un cas de déni, de mépris et d’atteinte aux droits de l’Homme.  L’ambassadeur de la Palestine à Alger, présent à la conférence, a accusé l’Occident ainsi que certains pays arabes de complicité avec les violations des droits de l’Homme dans son pays.Djilali B.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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