Ils réclament des indemnités et le départ du directeur, Les travailleurs du tramway d’Oran toujours en grève

Liberte; le Lundi 11 Mai 2015
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Les travailleurs de la Setram, qui gère le tramway d’Oran, en grève depuis le 1er mai dernier, ont maintenu, hier, leur mouvement de protestation, malgré l’appel de leur syndicat à la reprise du travail. Les grévistes, qui ont effectué, samedi, une marche le long du tracé du tramway, réclament l'application des dispositions relatives à l'octroi des indemnités des heures supplémentaires, une meilleure réorganisation de la gestion et le départ de l’actuel directeur de la Setram. Les protestataires se rassemblent, depuis le début de la grève, devant l'entrée du poste de contrôle de la station centrale. Le chargé de communication de la Setram, Ryad Fehima, a indiqué que le tramway d'Oran connaît, depuis le 1er mai, une perturbation du trafic à la suite d’un arrêt de travail collectif “illégal, observé sans préavis par une partie du personnel à qui nous lançons de nouveau un appel à reprendre le travail”.
Le tribunal d’Es-Sénia a déclaré, le 4 mai dernier, cette grève illégale, a-t-il rappelé, soulignant qu'un service minimum a été assuré pour permettre aux usagers de se déplacer. Ces derniers indiquent que l'intervalle entre les rames est important, ce qui les contraint à se rabattre sur d'autres moyens de transport. Des cadres de la société et des agents habilités à la conduite du tramway assurent le service minimum avec le maintien en activité de 5 à 7 rames et un temps d’attente de 20 à 25 minutes pour les usagers, a fait savoir le chargé de communication de la Setram signalant que les 261 agents travaillaient, auparavant, à plein temps (8 heures par jour) et touchaient
32 000 DA/mois. Il était prévu que ces agents, recrutés dans le cadre de CDD (contrat à durée déterminée), soient récupérés au fur et à mesure de l’avancement des travaux de l’extension du tramway, a-t-il ajouté, rappelant qu’il était convenu, auparavant, qu’une fois la signalisation du tramway opérationnelle, les contrats de travail avec ces agents cesseront et que la Setram a fait l’effort de les recruter en CDI (contrat à durée indéterminée), mais à temps partiel
(4 heures par jour) avec un salaire mensuel de 22 000 DA. Cependant, le 1er mai dernier, date de l’entrée en vigueur de leurs nouveaux contrats, les agents de vente, de contrôle et de sécurité sont entrés en grève, sans préavis, a-t-il encore souligné, ajoutant qu’en avril dernier, le directeur de la Setram a remis au syndicat un projet de convention collective avec une nouvelle grille des salaires, afin qu’il soit étudié et enrichi, et pour le moment, le syndicat n’a pas encore donné de réponse.

R. N./APS

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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