Industrialisation du bâtiment, Neuf industriels du préfabriqué sélectionnés

Liberte; le Mardi 19 Mai 2015
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Il est demandé à l’opérateur étranger un transfert de technologie et des cycles
de formation au profit de son partenaire national.

Neuf industriels spécialisés dans la construction en préfabriqué ont été sélectionnés pour réaliser leurs projets d’usines en Algérie. Parmi ce lot, quatre ont, d’ores et déjà, obtenu l’avis technique du Centre national d'études et de recherches intégrées du bâtiment (Cnerib). Il s’agit d’un document obligatoire qui exige de l’investisseur à prendre les précautions nécessaires quand les programmes de logements sont prévus sur les zones à forte activité sismique.
Le quitus de cette commission technique installée au Cnerib et composée d’experts du CTC, du CGS… est d’autant plus primordial, car les sites sur lesquels seront édifiés ces logements, selon les formules location-vente, le social, le LPP, se situeront essentiellement au nord du pays, une région trop exposée aux aléas sismiques.
Ces investisseurs, dont la plupart sont des étrangers ou des sociétés algéro-étrangères, ont entamé la phase des négociations avec un partenaire algérien conformément à la règle 49/51% requise par le code des investissements. La première société mixte issue de ce partenariat est “Ola-Ortis”, composée du groupe public Ola Construction, et l’entreprise espagnole Ortis. Les deux partenaires vont présenter ainsi un business plan sur les cinq années à venir. Il est demandé à l’opérateur étranger, dans ce sens, un transfert de technologie et des cycles de formation au profit de son partenaire national, appelé, un jour, à prendre la relève et s’approprier le procédé de construction. Une fois cette étape achevée, viendra celle des discussions autour du prix du mètre carré qui, selon Mohamed-Habib Zehana, directeur général de la construction et des moyens de réalisation au ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville, devra se situer dans la fourchette de ce qui est pratiqué actuellement sur le marché ou même légèrement plus élevé.
Il est probable que le mètre carré qui sera fixé se situerait entre 37 000 et 40 000 DA. “Non, rien n’est encore arrêté pour le moment”, insiste
M. Zehana.
Dans la présélection des soumissionnaires à l’appel à manifestation d’intérêt, national et international, la commission d’évaluation des dossiers a donné la priorité aux spécialistes du béton armé, compte tenu de certains paramètres liés aux spécificités de la société algérienne, à la maîtrise du matériau et à la disponibilité du gravier, du ciment… Il est à retenir que sur les 113 soumissionnaires qui ont répondu à l’appel, 42 ont été présélectionnés.
Ces derniers ont présenté leurs projets, le type d’usines à mettre en place en Algérie, le montage, le transport, les panneaux… bref, tout le process de fabrication jusqu’à la réception du logement. La commission d’évaluation a abordé, également, avec les investisseurs prétendants, les délais de réalisation de ces usines montées sur chantiers.
Avec ce mode de construction modernisé, les bâtiments vivront mieux et longtemps, estime notre source, tandis que le coût induit par l’entretien sera supprimé.
Par ailleurs, la politique d’industrialisation a pour fondement l’optimisation du taux d’intégration des CES (corps d’état secondaires), notamment la plomberie, l’électricité, l’étanchéité, la pose de cadres et fenêtres, le kit des salles de bains, les toilettes et cuisine… qui peuvent être conçus et réalisés en usine.
En termes plus clairs, sur le même site de l’usine, d’autres unités viendront doter le logement en construction de tous les CES. Ce seront surtout des entreprises algériennes.

B. K.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Badreddine KHRIS

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