L’Algérie s’investit dans la recherche forestière, Le retour nécessaire au cèdre et au chêne

Liberte; le Mercredi 22 Mars 2006
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“L’Algérie est devenue une zone aride !” Le signal a été lancé, hier, à l’hôtel Riadh de Sidi-Fredj (Alger), par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, M. Saïd Barkat, à l’ouverture des 1re assises de la recherche scientifique forestière, pour signifier l’urgence de réhabilitation de nos forêts, afin de repousser le spectre de la désertification et préserver notre santé. Dans son allocution d’ouverture, le ministre a reconnu que la forêt algérienne a subi de nombreuses agressions, par la faute non seulement de l’avancée du béton, mais aussi des incendies, des aléas climatiques, de l’érosion hydrique et des maladies (attaques parasitaires), ainsi que des “derniers évènements”, allusion faite à la lutte contre le terrorisme, sans omettre d’évoquer les séquelles de la guerre d’Algérie sur les espaces forestiers. “Il faut que la forêt vive en harmonie avec les riverains”, a-t-il déclaré, en plaidant pour l’approche participative de ces derniers, dont le rôle s’avère être “important”, et l’implication des compétences en matière de recherche forestière.La rencontre de Sidi-Fredj coïncide avec la célébration de la journée du 21 mars, Journée mondiale de l’arbre. Elle se tient surtout à la veille de la promulgation de la nouvelle loi portant recherche scientifique et développement technologique. Les chercheurs des différents instituts, dont l’Institutnational de recherche forestière (INRF), les représentants des universités, les forestiers et les cadres participants des secteurs ministériels, sont invités, durant trois jours, à travailler à la fois en plénière et dans trois ateliers : reboisement, sylviculture et biodiversité, érosion hydrique et éolienne, programmation et valorisation de la recherche, etc. Hier, les chercheurs interviewés ont mis en exergue “l’importance des dégâts” ayant affecté de nombreux foyers de près de 3 millions d’hectares, dans les zones rurales. Certains ont déploré “l’exploitation anarchique” dans l’espace réservé aux forêts (plus de un million d’hectares), en appelant de leurs vœux la réhabilitation du cèdre, du chêne-liège et du cyprès de Tassili (130 arbres y sont plantés à ce jour) dans le Hoggar. D’autres, en revanche, ont applaudi à la stratégie de protection des reboisements du barrage vert, qui a été, selon eux, très fructueuse pour barrer la route à la chenille processionnaire du pin, un insecte ravageur le plus redoutable des forêts.Hafida Ameyar

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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