L’ARTISTE SUISSE, JUNIOR TSHAKA, À LIBERTÉ, “Le métissage est une force”

Liberte; le Lundi 2 Avril 2012
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Le reggae-man engagé et grand amoureux de l’Afrique, devait se produire, hier à l’auditorium Aïssa-Messaoudi de la Radio algérienne, avec le groupe algérois El-Dey. Dans cet entretien. Il revient sur cet échange et sur sa passion pour l’Afrique.Liberté : Pouvez-vous nous en dire plus sur votre collaboration avec le groupe El-Dey ?Junior Tshaka : En venant à Alger, El-Dey m’a été proposé, car cette collaboration serait intéressante humainement pour les deux parties. Ce sont deux musiques, styles et cultures différents, mais nous avons été compatibles. Le reggae est un genre facile à fusionner avec d’autres styles. Sur scène, il y aura un partage, on jouera les titres d’El-Dey et ils joueront les nôtres. Peut-être qu’un jour on les invitera à se produire chez nous (Suisse) où alors on sortira ensemble un single. Vos textes sont très engagés. Comment définissez-vous votre musique ?Quand j’écris, je ne me rends pas compte de tout cela. C’est surtout un besoin de m’exprimer, de partager des sujets comme une discussion où un débat entre amis. Je ne possède pas de définition pour ma musique. C’est un mélange de reggae et de chansons françaises. Dans mes textes, il n’y a pas d’orientation politique précise ou un autre sujet spécial. Il y a seulement le besoin de s’exprimer d’un être humain dont certaines choses qu’il a vues ont parfois choqué. Je ne fais parti d’aucun clan, je dénonce les injustices et cetains déséquilibres. Votre musique est imprégnée des sonorités africaines. Comment avez-vous découvert l’Afrique ?J’ai été touché par le reggae quand j’avais une quinzaine d’années. J’ai été marqué par la musique de Bob Marley. J’ai commencé à écouter sa musique, et j’ai été passionné sans vraiment comprendre pourquoi.Après, je suis devenu passionné par l’Afrique, et franchement, j’ai du mal à expliquer cela ; c’est venu naturellement. Dans la musique de Bob Marley, j’ai compris qu’il y avait une notion d’Afrique.Je voulais donc parler de l’Afrique, et suis parti fouiller sur ce continent. Après, plus j’avançais, plus ma passion prenait un sens. L’Afrique c’est le berceau de l’humanité.Je pars souvent au Sénégal, je vois des gens simples qui ne vivent pas forcément dans le luxe. C’est une autre culture, un autre rythme de vie.J’aime le partage et l’échange. Chez moi, les gens ont souvent peur de ce continent, de sa population, mais je suis convaincu que le métissage est une force, et par la musique on peut former une unité. Je sais que la musique va nous permettre de nous mélanger.
H. M.

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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