L’ÉCOLE PUBLIQUE : ENTRE DROIT ET DÉSARROI, Quid des recommandations préconisées par la commission des réformes ?

Liberte; le Lundi 5 Decembre 2011
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Le Centre de documentation des droits de l’Homme à Béjaïa a abrité, samedi, un débat sur l’école. Le thème : “L’école publique, entre droit et désarroi”. Les débats, animés et modérés par M. Tahar Hamadache, secrétaire national chargé de l’information au sein du Satef, n’ont pas laissé indifférente l’assistance, essentiellement composée d’enseignants, d’inspecteurs de l’enseignement, de syndicalistes et d’universitaires. Il faut dire que le débat sur l’école ne laisse pas indifférent. Tout le monde est concerné en tant que parent d’élève, travailleur du secteur ou de s’y intéresser en tant que politique ou de chercheur. Le modérateur des débats a expliqué que le thème a été “choisi à un moment de grandes incertitudes aussi bien pour l’école publique (dénoncée même au ministère de l’Enseignement supérieur) que pour les syndicats de l’éducation, qui cumulent les tares de ne pas faire de politique, ne pas s’outiller de théories, etc”. En vérité, ce qui est sous-entendu dans le reproche adressé aux syndicats, autonomes soient-ils, c’est de mettre constamment en avant des revendications salariales. Jamais par exemple, a-t-on déploré, il n’y a eu de mobilisation pour réclamer la refonte du système éducatif, une meilleure pédagogie ou de s’interroger sur les recommandations de la Commission de réformes du système éducatif, mise en place en 2000 par le président de la République, etc. Les participants au débat ont mis en avant le fait que l’école soit une institution “qui régule la marche d’une nation, soit vers le progrès, soit vers des abîmes incertains et obscurs”. S’il est vrai que sur la situation de l’école, les intervenants partagent le même constat : l’école algérienne est en crise, voire en faillite, en témoignent, a-t-on énuméré, la baisse inquiétante du niveau des apprenants, la déperdition scolaire et la déscolarisation. Les débats étaient très animés, le constat dans l’ensemble partagé idem des interrogations. “La réforme préconisée a-t-elle apporté des réponses ? A-t-elle contribué à tirer vers le haut la qualité et le niveau de l’école algérienne ? A-t-elle réussi à extirper le mal qui rongeait l’école algérienne ?”M. Ouyougoute

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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