Le Conseil ministériel maghrébin des finances et de la monnaie l’a décidé hier, Lancement de la Banque maghrébine d'investissement et de commerce extérieur

Liberte; le Jeudi 30 Mars 2006
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La 6e session du conseil ministériel maghrébin des finances et de la monnaie a adopté, hier, à Tunis, le projet de statuts de la Banque maghrébine d’investissement et de commerce extérieur (BMICE). La BMICE, dont le siège sera à Tunis et qui disposera d’un capital de 500 millions de dollars, répartis équitablement entre les cinq pays membres de l’UMA, et dont le quart, soit 150 millions de dollars, doit être libéré comme souscription de départ, est appelée à financer des projets intégrateurs dans l’espace maghrébin. Le conseil a fait aboutir à la fois les statuts de cette banque ainsi que les étapes opérationnelles de sa mise en phase de démarrage, prévue au 1er trimestre 2006.  Par ailleurs, M. Medelci, cité par l’APS, a indiqué que conformément à l’accord de création de cette banque en 1991, “la présidence de la banque sera assurée par l'Algérie, alors que la direction générale sera tournante, et que chaque pays pourra assumer cette responsabilité”. Selon la convention portant création de cette institution, la BMICE a pour “mission de contribuer à la mise en place d'une économie maghrébine liée et intégrée, de financer les projets mixtes, d’encourager la circulation des capitaux et de développer les échanges commerciaux”, actuellement en deçà de leurs potentialités (environ 3% de leurs échanges avec l'extérieur). La BMICE devait aussi assurer la coordination des politiques monétaires et des systèmes de change devant “favoriser l'émergence d'une monnaie unique maghrébine”. Il y a quelques jours, des économistes, lors de l’université d’hiver organisée par la Confédération des cadres des finances et de la comptabilité, estimaient que l’unité monétaire est quasiment impossible, en raison du fait que les différents pays maghrébins ont adopté des politiques monétaires et des structures économiques différentes. Mais ils ont souligné les potentiels importants qui existent. Le marché, réunissant les cinq pays de l’Union du Maghreb arabe, compte 80 millions de personnes. Si un marché commun s’installe dans ce Maghreb, le bénéfice est certain et immédiat pour toute cette population. Son absence fait perdre, selon des économistes, 10 milliards de dollars par an, notamment en raison de la dépendance de ce marché vis-à-vis des importations européennes.M. R.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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