Le gouvernement de la RASD réagit au discours de Mohammed VI, “c’est une escalade dangereuse”

Liberte; le Dimanche 26 Mars 2006
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La République arabe sahraouie démocratique (RASD) a réagi, hier, au discours du roi marocain, prononcé au terme de sa visite de cinq jours dans les territoires sahraouis occupés. Dans un communiqué rendu public, le gouvernement sahraoui a noté que le discours de Mohammed VI, prononcé à l’instar de “la visite coloniale”, n’est rien d’autre qu’une “annonce officielle d'une escalade dangereuse”. Laquelle annonce intervient, selon les dirigeants de la RASD, dans “le sillage de l'intransigeance et du mépris de la légalité internationale”, étalés par le Maroc. Plus concrètement, les autorités sahraouies ont qualifié la démarche de l’occupant marocain de réédition de la “manœuvre ostentatoire” au Sahara Occidental, aux seules fins de “contourner la légalité internationale à la veille de la prochaine réunion du Conseil de sécurité” et donc d’empêcher le peuple sahraoui de jouir de ses droits légitimes à la liberté et à l’autodétermination. “Le gouvernement marocain ne peut décider en lieu et place des Sahraouis et la présentation d'une autonomie où toute autre option ne peut avoir lieu avant que le statut du territoire ne soit clairement défini”, a averti l’Exécutif sahraoui, en référence aux propos du roi marocain, relatifs à l’élaboration d’un projet d’autonomie du territoire non autonome du Sahara Occidental et à la désignation, par Mohammed VI, d’un conseil consultatif. Pour les responsables de la RASD, l’“attitude d’escalade coloniale” du royaume chérifien a atteint, à présent, un seuil critique avec “les menaces d’un retour à la guerre, la tentative d'imposer le fait accompli colonial par la force militaire et la poursuite des campagnes de répression et de terreur dans les rangs des civils sahraouis innocents, ainsi que l'extension des moyens de pillage systématique des richesses du Sahara occidental encore sous l'occupation”. Il ne saurait être question pour les Sahraouis de consentir à de tels égarements et menaces, d’autant que l’affaire du Sahara occidental est “une question de décolonisation”, dont la dénouement réside dans le respect du droit du peuple sahraoui à choisir librement son futur à travers un référendum d’autodétermination libre, régulier et transparent sous les auspices de l’ONU et conformément à sa doctrine en la matière.H. A.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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