Le ministre des Affaires religieuses à Oran, Mohamed Aïssa et les kamikazes islamistes

Liberte; le Mercredi 14 Janvier 2015
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Le projet de la construction d’une mosquée sur le sommet du mont Murdjadjo, qui culmine à plus de 300 m de hauteur, a dérouté nombre de visiteurs s’interrogeant sur l’opportunité d’implanter une mosquée en hauteur avec un accès difficile et dangereux, vu l’absence de sécurité sur la route de Santa Cruz.

C’est devant un parterre composé de plus de 4000 imams et délégations religieuses et scientifiques venus des quatre coins du pays, ainsi que des représentations diplomatiques que le ministre des Affaires religieuses, Mohamed Aïssa, a, dans une longue intervention, fait allusion de manière sibylline à l’actualité internationale en évoquant “ceux qui au nom de l’islam se suicident”.
Son allocution de lundi matin intervenait à l’ouverture des travaux du colloque sur “La valeur de la vie dans le Coran”, entrant dans le cadre des manifestations célébrant la “16e semaine du Saint Coran” et qui se déroule sur quatre jours au Centre des conventions d’Oran. Sans jamais évoquer ouvertement les récents attentats de Paris ni les autres actes de terrorisme islamiste en Afrique ou dans le monde arabe, Mohamed Aïssa tentera encore de se faire le chantre de cet “islam du milieu”, l’islam de Cordoue. “Ceux qui au nom de l’islam se suicident sont en contradiction avec l’islam, ils méconnaissent l’islam et se sont éloignés des préceptes de la religion musulmane”, dira-t-il.
Evoquant les thèmes du colloque sur lesquels il s’appuiera pour développer son argumentaire, le ministre expliquera que le suicide est un péché, et de regretter, pour ne pas dire dénoncer ceux qui dans la société saluent ces actes “qui les encouragent et leur trouvent des excuses, y compris, je m’excuse de le dire, dans certains médias, dans la presse aussi qui encouragent ces suicides et la société de les considérer comme des chouhada”. Estimant que la méconnaissance de l’islam a pour effet de porter atteinte à la religion, il expliquera que “l’islam est innocent de ces actes, ces gens font du tort à la religion et beaucoup de sang a été versé dans les pays musulmans et contre des musulmans”, comme pour dire encore que les premières victimes du terrorisme islamiste restent encore et avant tout les musulmans. La veille de l’ouverture du colloque, Mohamed Aïssa avait effectué une visite de terrain l’ayant mené jusqu’à Santa Cruz et le plateau de Moulay Sidi Abdelkader.
Avec plus de deux heures de retard sur l’horaire prévu, la délégation ministérielle a découvert le projet de la construction d’une mosquée sur le sommet du mont Murdjadjo, qui culmine à plus de 300 m de hauteur.
Ce projet a dérouté nombre de visiteurs s’interrogeant sur l’opportunité d’implanter une mosquée en hauteur avec un accès difficile et dangereux, vu l’absence de sécurité sur la route de Santa Cruz. Le ministre des Affaires religieuses justifiera ledit projet, même du point de vue du financement, puisque lui aussi explique que son ministère ne sera pas touché par les restrictions budgétaires.
L’autre projet qui nécessitera un financement est la restauration de la chapelle de Notre-Dame de Santa Cruz, à l’image des travaux menés à Notre-Dame d’Afrique.
L’évêque d’Oran, avec Mohamed Aïssa, tiendra à mettre en avant l’attitude des pouvoirs publics en Algérie qui ont toujours soutenu la restauration des lieux de culte chrétiens. Le ministre des Affaires religieuses répondra par ailleurs que les “chrétiens et leurs lieux de culte ont toujours joui, depuis 1962, de la garantie et de la sécurité dans notre pays”.

D. L

Categorie(s): ouest

Auteur(s): LOUKIL D

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