Les contestataires veulent invalider le 7e congrès de l’organisation , L’UNJA rejoint le front des redresseurs

Liberte; le Dimanche 18 Decembre 2011
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Le “bateau FLN” prend de l’eau de partout. Au conflit opposant les redresseurs à la direction du parti vient s’ajouter un autre conflit qui secoue, désormais, l’organisation satellitaire du FLN, en l’occurrence l’Union  nationale de la jeunesse algérienne. Les “jeunes redresseurs” contestent vivement le “plébiscite” de Mohamed Madani à la tête de  l’organisation décidé lors du  7e congrès de l’UNJA tenu le  9 décembre dernier à la salle omnisports d’El-Biar (Alger). Cette échéance qu’ils qualifient d’ailleurs d’“illégale”, d’où leur montée au créneau, hier, pour lancer un appel au président de la République, et néanmoins président d’honneur du FLN, Abdelaziz Bouteflika, l’exhortant à intervenir pour “mettre fin aux dépassements ayant entaché ce congrès”. “Aujourd’hui, nous interpellons le président Bouteflika à intervenir pour mettre fin aux dépassements constatés lors de ce congrès illégalement tenu, et nous l’exhortons à désigner une commission présidée par un jeune de moins de 35 ans pour la préparation d’un congrès légal et, par là même, sauver notre organisation des mains de gérontocrates opportunistes préoccupés par leurs intérêts personnels”, a dénoncé Mohamed Boukefda, coordinateur des militants protestataires de l’UNJA, lors d’une conférence de presse organisée, hier, dans la villa de Draria, lieu de conclaves du mouvement du redressement et d’authenticité, (MRA). “C’est une honte que des membres de la direction du FLN, à leur tête Abdelaziz Belkhadem, plébiscitent un sexagénaire à la tête d’une organisation faite par et pour la jeunesse”, a commenté M. Boukefda, non sans accuser le SG de l’UNJA, M. Madani, âgé de 58 ans, d’avoir tenté de “détourner et vendre les biens de l’organisation dont l’imprimerie de Bir-Mourad-Raïs”. Pour les protestataires de l’UNJA, la réélection de M. Madani à la tête de l’organisation va à l’encontre même des orientations de M. Belkhadem, contenues dans son communiqué lu par Si Affif lors du congrès, lequel préconisait “le rajeunissement de la direction de l’UNJA”. M. Boukefda fera savoir qu’“outre la grande majorité de militants de différentes wilayas, 90 membres sur les 144 que compte le bureau national de l’organisation réclament la destitution du secrétariat national et appellent donc à invalider le 7e congrès”. “Nous interpellons le ministère de l’Intérieur à enquêter sur les dessous de ce congrès fabriqué sur mesure, et l’invalider”, dit le coordinateur des protestataires, tous des jeunes, de l’UNJA, criant au scandale commis par les commanditaires du 7e congrès qui s’est tenu “en pleine nuit”. “Ce rendez-vous n’a rien d’un congrès tant il n’a pas été préparé dans les règles. Il n’a été précédé d’aucune réunion régionale. L’autorisation de la tenue de ce congrès a été délivrée le 9 décembre à 17 heures, alors que l’ouverture des travaux était prévue pour le 8 décembre. Comble de l’ironie, les travaux de ce congrès se sont ouverts à 22h dans la nuit de vendredi à jeudi, c’est-à-dire les 9 et 10 décembre, et se sont clôturés à peine un quart d’heure après !” déplore M. Boukefda qui s’est vu refuser l’accès à la salle omnisports d’El-Biar où s’est tenu ce congrès. Ce jour-là, faut-il le appeler, ce lieu a été le théâtre, durant quelques heures, d'altercations entre des délégués de certaines wilayas dont l'accès à la salle leur a été interdit par les organisateurs.Farid Abdeladim

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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