Louisa Hanoune lors d’un meeting populaire, “La vérité sur le sort des disparus doit être établie”

Liberte; le Jeudi 9 Mars 2006
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Si elle accueille favorablement les dernières mesures entreprises “en faveur de la paix et de la réconciliation” par les autorités, Louisa Hanoune n’en pense pas moins que “la vérité sur les disparus” doit être “établie”. La porte-parole du Parti des travailleurs (PT), dont la question des disparus a constitué l’une des revendications principales du parti qu’elle dirige depuis le fameux contrat de Rome en janvier 1995, cosigné avec d’autres formations politiques comme le FFS, l’ex-FIS, le FLN sous la férule de Mehri, et Djaballah, alors patron d’Ennahda, a estimé, hier, à Alger, que “le chemin reste long” avant l’instauration d’une paix durable. “C’est vrai que des mesures ont été prises ces derniers temps (…), mais il faut que la vérité sur le sort des disparus, aussi douloureuse soit-elle, soit établie. C’est un droit démocratique !” a-t-elle estimé lors d’un meeting populaire, à l’occasion de la Journée internationale de la femme, organisée à la salle des conférences de la Safex, aux Pins-Maritimes.Devant une salle comble, constituée essentiellement de femmes mais aussi de jeunes, la porte-parole du PT a égrené un chapelet de revendications susceptibles, à ses yeux, d’instaurer définitivement la paix. Ainsi, a-t-elle indiqué, outre la question des disparus, la question des exilés politiques, celle des travailleurs licenciés et celle des prisonniers du Sud arrêtés lors des différentes manifestations populaires doivent “trouver des solutions”. “Mais des solutions qui ne viennent pas de l’étranger”, a-t-elle précisé.Dans le même contexte, elle a indiqué que les droits des femmes doivent “être restaurés” tout en relevant, “paradoxalement”, que la loi algérienne garantit aux femmes ses droits politiques, mais que son statut dans la même loi fait d’elle “une citoyenne de 2e catégorie”.Cela ne l’empêche pas de se prononcer contre la politique des quotas. Sur le chapitre économique, elle a réitéré son rejet de la loi sur les hydrocarbures. Un rejet motivé par le fait que ladite loi a été inspirée “de l’étranger”. Au même titre d’ailleurs que “l’orientation économique de l’Exécutif”. Louisa Hanoune a rappelé, enfin, que son parti va continuer à mener campagne pour la renationalisation des hydrocarbures. KARIM KEBIR

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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