M. Sellal l’a annoncé hier, L’eau 24h/24 pour les wilayas de l’Est

Liberte; le Dimanche 19 Mars 2006
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L’exploitation du barrage de Béni Haroun sera effective d’ici fin 2006 pour alimenter, 24h/24, les trois wilayas de Mila, Constantine et Oum El-Bouaghi. C’est ce qu’a déclaré M. Abdelmalek Sellal, ministre des ressources en eau, depuis Constantine, hier, lors de son allocution d’ouverture des travaux du séminaire international sur la gestion intégrée des ressources en eau. Le ministre qui a effectué, en marge de cette rencontre, des visites d’inspection à plusieurs chantiers tels que le barrage de Béni Haroun et la station d’El-Hamma, est apparu confiant en un avenir qui fut, il y a 4 ans de cela, incertain. À l’époque, l’idée même de recourir à l’importation de l’eau fut sérieusement envisagée. Pour M. Sellal, la leçon a été bien apprise. “Les efforts financiers engagés actuellement par l’Algérie dans le cadre des différents projets en relation avec la problématique de l’eau sont évalués à 12 milliards de dollars. Un chiffre que les experts de l’organisation mondiale de l’eau jugent des plus importants dans le monde”, dira le ministre.  Selon ce dernier, en plus de la construction de ces méga-barrages et plans de transfert, d’autres tours sont dans le sac du gouvernement. En effet, l’option de recourir aux réserves d’eau que contient le Sahara est sérieusement envisagée. Il s’agit de 40 000 m3 d’eau qui sont prêts à être exploités. Le dessalement de l’eau de mer est l’autre option sur laquelle beaucoup d’espoirs sont placés. Pour M. Sellal, “ce sont quelque 2 millions de mètres cubes par jour qui seront économisés d’ici 2009 grâce au programme de mise en place des stations de dessalement”. Rappelons que la manifestation scientifique, organisée par l’agence du bassin hydrographique constantinois-Seybouse-Mellegue, et qui s’étale sur deux jours, se veut un espace d’échange d’expériences en matière de gestion d’une ressource sensible dans le cadre d’une approche de développement durable. En plus des spécialistes et universitaires algériens, des experts de la GTZ allemande, de l’université de Stuttgart, de l’agence de l’eau Loire-Bretagne en France et de la CIM-Chine ont pris part à cette rencontre où les expériences des uns et des autres ont été disséquées par des professionnels confrontés au quotidien à la gestion d’un grand dilemme : gérer l’eau, un produit marchand, sans omettre le fait qu’il s’agit d’un élément vital dans l’amélioration du niveau de vie des populations.Mourad KEZZAR

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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