MAISON DE LA CULTURE MOULOUD-MAMMERI DE TIZI OUZOU, Hommage à cheikh Namous, le maître du banjo

Liberte; le Samedi 24 Mars 2012
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La Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou, en collaboration avec le comité des activités et artistiques de la wilaya de Tizi Ouzou et l’association des Amis de la rampe Louni-Arezki, a rendu, mardi et mercredi derniers, un hommage à l’un des  doyens des “banjouistes”, en l’occurrence le musicien chikh Namous. De son vrai nom Mohamed Rachidi, cheikh Namous reste l’un des maîtres incontestés de la musique chaabi. Avec son premier banjo acheté à l’époque  à 400 F, comme il le dira lui-même lors d’une rencontre avec ses fans, organisée mardi dernier, cheikh Namous avait tissé un lien affectif. C’est avec cet instrument qu’il a pu se frayer un chemin et une place dans l’orchestre de Abderahmane Sridek, pour se permettre ensuite une rencontre, qui l’a marqué, avec le grand maître El-Hadj El-Anka.  Ce voyage au cœur d’une vie et d’une œuvre a été rendu possible grâce à l’apport de l’association des Amis de la rampe Louni-Arezki, de la casbah d’Alger, présidée par Lounis Aït Aoudia.Une association qui milite pour la sauvegarde du patrimoine culturel matériel et immatériel de notre Algérie profonde. Cheikh Namous côtoie de nombreux artistes d’envergure tels que Sananou, Aziouez Lebhiri, Abderahmane Zerdi, Hadj M’rizek, Hadj Mnouer…, avant de rejoindre, dans les années 50, la station kabyle de la Radio algérienne, sous la direction de l’inoubliable cheikh Nordine. Après l’indépendance, l’artiste poursuivra son parcours aux côtés de Boudjama El-Ankis, Amar El-Achab et surtout Dahmane El-Harrachi dont il était inséparable. Cet hommage a été marqué par une très belle exposition de photos retraçant son parcours. Mardi après-midi, un entretien direct avec cheikh Namous a été animé par Lounis Aït Aoudia. Mercredi matin on eut droit à une projection vidéo en hommage à cheikh Namous, suivie, dans l’après-midi, de témoignages et un beau gala artistique animés par Abdelkader Chercham, Mehdi Tamache, Nacer Mokdad, Hacène Lebdjaoui, Kamel Fardjallah et autres Kanouni Boulem. Lors de ce gala, qui a regroupé de nombreux fans et des amis du musicien venus de Kabylie et du fameux Café El-Bahdja de Bab El-Oued, cheikh Namous, du haut de ses 92 ans, a joué un istikhbar avec sa “cuitra”, avant d’accompagner au banjo un chanteur participant à ce gala-hommage. Pour rappel, cheikh Namous est né le 14 mai 1920 à la Casbah d’Alger, où sa famille, originaire du village d’Afir de Dellys, s’était installée au début du XXe siècle. Il décroche son certificat d’études à l’école Rampe Louni-Arezki (ex-Rampe Vallée) en 1933, puis rejoint le monde du travail comme livreur chez Baranes puis receveur de bus à la société Lambrosi avant de réussir une grande carrière artistique.
K. T

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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