Mamadou Mbaye (coordonnateur de l’ONU), “L’Algérie n’a pas attendu les pays du Maghreb pour faire des réformes”

Liberte; le Mercredi 14 Decembre 2011
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Première en son genre, la conférence de presse animée par le coordonnateur  et les responsables de quatorze entités onusiennes se veut  avant tout un rapprochement avec les médias. “Nous sommes là pour répondre à toutes vos questions quels qu’en soient les sujets, sauf si elles dépassent notre compétence”, s’est amusé à dire Mamadou Mbaye, coordonnateur résidant du système des Nations unies, qui a déclaré avoir suivi, lui et son équipe, le gouvernement algérien durant une année dans le cadre “d’un partenariat élégant”. En fin diplomate, il est convaincu qu’il vient de faire une bonne entrée à travers cette conférence de presse dont il affirme qu’elle ne sera pas la dernière. Il le dira et redira que l’objectif de cette première rencontre est de s’ouvrir à la presse. “Pour que celle-ci sache ce que nous faisons, car il est souvent arrivé que nos missions lors de certains évènements soient déformées par méconnaissance, et ce n’est pas pour nous épargner d’être ciblés là où nous nous trouvons”, précise-t-il, citant la désinformation de l’attentat d’Abuja au Nigeria qui a coûté la vie à plusieurs fonctionnaires de l’ONU. Opération de charme, diront les mauvaises langues. Mais au profit de qui ? De l’Algérie peut-être dont le haut fonctionnaire n’a pas tari d’éloges, notamment en matière de ratification des conventions internationales, et ce, dès le recouvrement de son indépendance ? “L’Algérie, qui est à l’avant-garde dans ce domaine, reste un pays donateur dont le dernier exemple à citer est le don de nourriture pour les populations de la Corne de l’Afrique pour un montant de 7 millions de dollars, comme elle s’inscrit en tête des pays qui militent pour la promotion de la coopération Sud-Sud”, fait remarquer M. Mbaye. Dans un autre registre, la question sur les rebondissements du Printemps arabe sur notre pays ne semble pas emballer le représentant onusien qui se contentera de répliquer que “l’Algérie n’a pas attendu les pays du Maghreb pour faire des réformes, y compris au chapitre des droits de l’Homme”. Les représentants d’entités n’ont, pour leur part, fait que conforter le coordonnateur dans ses déclarations sur les réformes menées par l’Algérie. Le représentant de l’Unicef, qui fait un retour en Algérie après un séjour une première fois de plusieurs années, rappelle que les droits de l’enfant sont loin d’être bafoués. Le taux de scolarisation, qui ne fait qu’augmenter jusqu’à atteindre actuellement 98%, est un signe très encourageant. La représentante de l’UNHCR a, pour sa part, démenti que l’Algérie était sévère en matière d’accueil des réfugiés. C’est faux, rassure-t-elle, en annonçant le chiffre de 90 000 réfugiés sahraouis se trouvant à Tindouf et de féliciter l’Algérie pour son hospitalité. Pnud, FAO, OIT, Onusida, UNDSS (sécurité), UNFPA (population), Onudi (développement industriel), ONUFemmes, OMS sont présents en Algérie. Au fait, quelle santé ont les Algériens ? Selon l’organisme onusien, le sida est en hausse dans le Maghreb, et notamment en Algérie. D’autres maladies menacent les Algériens comme l’hypertension, le cancer du sein, mais aussi le tabagisme. Le coordonnateur onusien s’est déclaré d’ailleurs surpris de ce phénomène en milieu public et dont il convient de faire quelque chose pour l’interdire. À noter, enfin, que l’Algérie est liée  en partenariat avec des entités onusiennes, comme la FAO pour ce qui est du recensement général agricole (ministère de l’Agriculture), dans le domaine des forêts, l’Observatoire de la pêche et la protection des végétaux.                            ALI FARÈS

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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