Nous avons obtenu hier une copie du document, L’ex-P-DG de Saidal persiste et signe concernant la directive de Attar

Liberte; le Mardi 19 Mai 2015
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 Hier, nous avons obtenu une copie d’un document de l’ex-P-DG de Saidal, lequel document avait déjà été remis au président du tribunal criminel. Il contient la directive du Holding public Chimie Pharmacie Services datant du 17 décembre 2000. Cette correspondance, signée par le directeur général de l’époque de ce holding, Abdelmadjid Attar, est adressée aux présidents-directeurs généraux, aux directeurs généraux et aux gérants des entreprises affiliées. On peut lire dans cette note : “Afin de permettre au holding d’arrêter une stratégie et une politique cohérente de groupe avec les institutions financières nationales (banque et compagnies d’assurance notamment), nous vous demandons de bien vouloir diversifier vos relations tant en matière d’assurances qu’en matière de placements et de dépôts à terme de vos excédents de trésorerie.” En effet, une polémique est née entre l’ex-P-DG de Saidal et l’ancien P-DG du Holding Chimie Pharmacie Service après les déclarations de Ali Aoun jeudi devant le juge, dans le cadre de son audition lors du procès Khalifa.

L’ex-P-DG de Saidal a soutenu avoir été blâmé par le directeur général du holding Chimie et Pharmacie, Abdelmadjid Attar, pour ne pas avoir déposé les fonds de Saidal chez Khalifa Bank. “Dans une directive écrite, il nous a été demandé de varier les banques pour ce qui est des dépôts de l’argent de Saidal. Le message était clair car la tendance à l’époque était Khalifa Bank. Mais j’étais bien à CPA, je ne voyais pas la nécessité d’avoir recours à d’autres banques.”
Dans une précision publiée dans la presse, Abdelmadjid Attar réplique en affirmant :
“Je n’ai jamais blâmé M. Aoun. Toujours est il que je n’ai pas eu de compte bancaire, ni de carte de crédit ou autres, ni de véhicule, ou quoi que ce soit de la part de Khelifa, parce qu’une initiative pareille aurait dû me ramener à Blida en compagnie de M. Aoun. Je précise même que je suis à l’origine du rejet de prise en charge des fameuses stations de dessalement de l’eau de mer à Alger (2002), bien avant l’éclatement de l’affaire Khalifa, pour les mêmes raisons : ma méfiance vis-à-vis du groupe et du projet.” M. Attar dément donc avoir transmis une telle directive. Pourtant elle existe bel et bien. Nous en détenons même une copie. D’ailleurs, plusieurs accusés en ont parlé durant ce procès, à l’exemple de l’ex-DG d’Endimed.

N. H.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Nissa Hammadi

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