Oran, La Dlep absorbe 40% du budget de la wilaya

Liberte; le Dimanche 7 Decembre 2014
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Suite à une dérogation exceptionnelle de la ministre, Oran ouvrira, dès janvier prochain, les portes de 3 collèges et 6 groupes scolaires pour faire face à la surcharge des classes.

En réponse à la ministre de l’Education nationale, Noria Benghebrit, qui a soulevé le problème de l’insuffisance des infrastructures scolaires lors de sa dernière visite à El-Bahia, la direction de l’Education nationale de la wilaya d’Oran, et suite à une dérogation exceptionnelle de la ministre, ouvrira, dès janvier prochain, les portes de 3 collèges et 6 groupes scolaires pour faire face à la surcharge des classes. D’autre part, 15 lycées, 13 collèges et plus de 184 classes seront réceptionnés avant la rentrée scolaire prochaine 2015/2016. Du coup, les 60% du programme de la Dlep (40% du budget de la wilaya, estimé à 600 milliards de dinars) concernent les infrastructures éducatives. Cependant, le wali d’Oran a fustigé les bureaux d’études et les entreprises défaillantes. “Certains bureaux d’études et entreprises s’arrogent le droit de manière à pénaliser ou à mettre des contraintes à la bonne marche du projet malgré toutes les facilités accordées”, dira  Abdelghani Zaâlane, avant d’ajouter qu’“ils mènent les projets à leur guise sans tenir compte des orientations du maître d’ouvrage”. En effet, les réévaluations étouffent la trésorerie. Le réajustement en cours a atteint un montant de 345 milliards pour les différents projets de la période 2013 et 2014. Face aux abus, le wali a instruit la Dlep, les chefs de daïra et les P/APC à être vigilants pour la bonne exécution des projets. Notons que parmi les contraintes relevées, l’opposition des citoyens est devenue palpable à propos de la réalisation de certaines infrastructures publiques. Le wali, qui préfère la négociation à la résiliation des contrats, se trouve contraint de mettre fin aux entreprises défaillantes. Le cas de l’entreprise chinoise défaillante MCC International, réalisatrice du pénitencier de Bir El-Djir d’une capacité de 1 000 places, est l’exemple type des contraintes qui pénalisent la réalisation d’un projet. “Ne pas oublier les contraintes bureaucratiques”, ajoute un chef de chantier pour remettre les pendules à l’heure. Dans un autre registre, le chef de l’exécutif ne semble pas satisfait du travail de certains bureaux d’études où la créativité est absente. L’architecture du jardin citadin méditerranéen en est révélatrice.

N. B.

Categorie(s): ouest

Auteur(s): BENABBOU Noureddine

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