ORAN, Quand l’incivisme devient loi

Liberte; le Dimanche 1 Fevrier 2015
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Si Oran a cette prétention légitime à se projeter dans les murs d’une mégalopole méditerranéenne, il existe encore et toujours une mentalité rurbaine qui défigure et l’âme de la cité et son enveloppe architecturale. Il est évident que l’incivisme, le non-respect de la loi et ce côté rapine sont encouragés sinon tolérés par l’absence de l’Etat. Réfléchir aujourd’hui à une ville structurelle au même titre que Barcelone ou Marseille n’est pas une priorité quand on connaît Oran vue à travers sa voie publique. Des routes défoncées, des trottoirs squattés, des ralentisseurs “pour particuliers”, des stationnements interdits par la force pour ne pas gêner la devanture d’un commerce, les exemples d’un incivisme doublé d’un sentiment d’impunité fleurissent à satiété. Les décharges sauvages, l’accaparation des espaces publics à des fins personnelles défigurent également l’image flétrie d’une ville pourtant qui mériterait d’autres gestionnaires. A la plage des Coralès, sur la corniche oranaise, un riverain n’a rien trouvé de mieux pour se débarrasser des gravats du chantier de rénovation de sa maison donnant directement sur la plage que de les laisser-là au vu et au su de tout le monde. Un cas qui n’est pas orphelin puisque tout le monde se plaint de ces agissements individuels qui pénalisent la communauté.

S. O.

Categorie(s): ouest

Auteur(s): Saïd Oussad

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