Révélations sur l’assassinat de l’émir repenti d’el-oued, Le GSPC voulait en faire un exemple

Liberte; le Jeudi 16 Mars 2006
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Une semaine après l’assassinat de l’ancien bras droit de Abderezak Al-Para à El-Oued, Kaddouri Abdelkrim alias El-Kaâka, les premières investigations des services de sécurité ont pu déterminer les commanditaires de cet attentat.Selon les premières conclusions de l’enquête diligentée à El-Oued et à Alger, cet ancien “émir” repenti a été exécuté par un commando issu de la katiba El-Feyh El-Moubine sur les recommandations express de Abdelmalek Droukdel alias Abou Mossab Abdelouadoud, l’actuel chef du GSPC, aidé en cela dans l’exécution par les éléments de Yahyaoui Abdelaâli alias Younès, “émir” de la “zone 5” du GSPC.Selon des informations sécuritaires, la mort de Kaddouri, “rafalé” dans sa voiture devant son domicile obéit au fait que les chefs du GSPC se sentaient menacés par les activités de l’ancien adjoint d’Al-Para.“Il était convaincu de la non-légitimité du djihad et donc s’est rendu dans le cadre de la concorde civile en regagnant son foyer. Après son retour, et malgré son ancien statut, il a fourni beaucoup d’efforts pour gagner sa vie honnêtement et les autorités locales ont fait le nécessaire pour l’aider dans sa réinsertion”, explique une source sécuritaire à El-Oued.De ce fait, le GSPC a ciblé Kaddouri qui a réussi à convaincre un nombre considérable de terroristes actifs dans l’est du pays de se rendre aux autorités “avec la promulgation de la loi d’application des dispositions de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, Kaddouri a entrepris des actions de sensibilisation des terroristes pour qu’ils rejoignent leur famille”, ajoute cette source. Les activités de l’ex-adjoint d’El-Para n’ont pas laissé de marbre le GSPC. Selon l’enquête, c’est un certain Messaoudi Taher alias Zakaria Abou Ali, qui a alerté son chef, Yahyaoui qui, à son tour, a demandé l’autorisation à l’“émir” du GSPC, Abdelouadoud de liquider ce repenti qui commençait sérieusement à déstabiliser les maquis de la zone 5.L’“émir” du GSPC ne pouvait qu’accepter l’élimination de Kaddouri pour, d’une part dissuader les terroristes et, d’autre part, dissimuler les graves dissidences internes au GSPC survenues dans les maquis de l’Est.Le GSPC s’étant prononcé d’emblée contre la Charte pour la réconciliation nationale.Selon d’autres informations provenant de repentis revenus récemment des maquis de l’Est, les “émirs” irréductibles du GSPC empêchent tout contact de leurs éléments avec l’extérieur, soit avec leur famille soit par le biais de la radio pour éviter qu’ils soient tentés par les appels à la réédition.Ces repentis ajoutent que ceux qui sont restés craignent de plus en plus pour leur vie vu le climat de suspicion et de méfiance interne aux groupes du GSPC qui prévaut actuellement dans certains maquis.R. N.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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