Salon de la boulangerie et de la biscuiterie à Oran, Les boulangers veulent augmenter le prix du pain

Liberte; le Mercredi 11 Fevrier 2015
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Mais alors que le nombre de boulangers mettant la clé sous le paillasson augmente chaque année, sur 800 boulangers recensés à Oran, ces dernières années, ils ne seront que 500 dorénavant.

La 3e édition du Salon de la boulangerie, de la biscuiterie et des équipements des métiers de la bouche (Scobbi) a ouvert ses portes lundi au centre des conventions d’Oran et surtout sur un nouvel appel des boulangers à l’intention des pouvoirs publics. Le salon, qui regroupe quelque 40 professionnels du secteur de la boulangerie, de la pâtisserie ainsi que des producteurs de matières premières et les grands groupes de l’agroalimentaire et des équipementiers étrangers, a été l’occasion pour les représentants des boulangers de revenir une fois de plus sur l’une de leurs plus anciennes revendications, à savoir une augmentation des prix de la baguette de pain.
Ainsi, Baïche Fawzi, président de la section boulangers au sein de l’Union des associations des commerçants, explique que les 10 DA actuels de la baguette c’est un “prix qui a été fixé par le terrain, par l’informel. Le ministère avec qui nous avons eu de nombreuses discussions a accepté ce prix, mais c’est de manière informelle. Aujourd’hui l’étude que nous avons faite avec des représentants du ministère du Commerce montre qu’un prix réel de la baguette serait de 11 DA”, assure notre interlocuteur. Mais alors que le nombre de boulangers mettant la clé sous le paillasson augmente chaque année – sur 800 boulangers recensés à Oran, ces dernières années, ils ne seront que 500 dorénavant.
Ces derniers reprennent une autre de leurs revendications. Celle-ci concerne la mise sur le marché d’une farine spéciale la “3SF” qui aurait comme atout d’être de meilleure qualité, permettant la fabrication d’un pain plus riche, plus nutritif. En fait, il s’agit d’une farine mixte mêlant semoule, son et farine qui permettra aussi de réduire la facture des importations, puisque contenant 30% de blé dur produit localement et 70% de blé tendre.
Ce sont les Eriad qui auraient dû mettre sur le marché ce produit, or après quelques essais et analyses économiques, les Eriad ont réalisé que le coût de revient serait trop important, compte tenu des investissements très coûteux qui seront nécessaires pour acquérir les équipements indispensables à la mise en place de ce nouveau produit.
Ainsi le débat lancé au salon risque de perdurer, alors que le salon en lui-même a cette particularité de mêler affaires et convivialité avec démonstrations de maîtres boulangers et pâtissiers ainsi que le savoir-faire de vrais pizzaïolos.

D. L

Categorie(s): ouest

Auteur(s): LOUKIL D

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