SEMAINE CULTURELLE DE TINDOUF à BATNA, Une conga de 80 ans et des manuscrits anciens

Liberte; le Lundi 2 Avril 2012
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Les deux clous de la semaine culturelle de Tindouf à Batna, inaugurée le 28 mars dernier et qui prend fin aujourd’hui à la maison de la culture Mohamed Laïd Al-Khalifa de Batna, qui continuent de provoquer l'attroupement des visiteurs, sont une conga (instrument de musique) de plus de 80 ans du défunt percussionniste Tahar Baba Tindouf, décédé à l'âge de 115 ans, en 1965, et les manuscrits et documents séculaires de l'association El-Djaouhara. Devant une cinquantaine de visiteurs, les yeux rivés sur la conga, le septuagénaire Koritti Hocine, artisan et membre de l'association de la culture et de l'ancien patrimoine, nous raconte : “Cette conga a plus de 80 ans et appartenait au défunt percussionniste Tahar Baba Tindouf, qui était le président d’une troupe traditionnelle qui portait le nom de cet instrument de musique, Conga. Par la suite, elle a changé de dénomination et elle est devenue l'Association de l'art et du patrimoine. Après sa mort, elle avait été léguée à son fils Tahar Boudjemâa Ould Baba (décédé également) qui l'a léguée, à son tour, à sa fille Tahar R'kia, actuelle présidente de l'association.” La deuxième particularité de cette semaine culturelle est l’exposition d’anciens manuscrits et documents, en langues hébraïque, persane et turque, qui remontent à des centaines d'années. “Ce ne sont là que quelques échantillons des plus de 350 manuscrits et plus de 500 documents de tractations commerciales (vente d'esclaves, d'or, d'armes, et autres activités commerciales de l'époque), des biens de ‘Douirette’ Ahl El Abd (genre de bibliothèque), qui attend d'être réhabilitée depuis six ans”, souligne Tahar Lahbib, chargé de la bibliothèque de zaouïa Tidjania à l'association de la perle et de la sauvegarde du patrimoine et des anciens manuscrits. “à l'époque, poursuit notre interlocuteur, un directeur, M. Derradji, m'a recommandé de les emporter chez moi en attendant que le local soit réhabilité. Je les ai emportés, puis je les ai déposés dans des valises et des caisses pour les protéger et depuis je veille sur eux.” Le local, qui attend réhabilitation, est de construction islamique turque, situé dans le quartier de Radium, en face de la mosquée Al-Attik. Il remonte à la dixième année de l’hégire, d’après M. Lahbib. Ainsi, tout un trésor d'anciens manuscrits et de documents dont la valeur est inestimable, à l'exemple des livres de grammaire et d'un livre de Sahel El-Boukhari, des manuscrits de jurisprudence islamique (fiqh) malékite, de sciences et autres continuent à dormir dans les caisses et les valises, à la maison de Tahar.
B. B

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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