Solidarité nationale, Le Snapap et l’UGTA entrent en grève dès demain

Liberte; le Dimanche 17 Mai 2015
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L’Union nationale des travailleurs du secteur de la solidarité, de la famille et de la condition de la femme, affiliée au Snapap et l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA) entreront en grève dès demain pour une durée de deux jours. C’est ce qu’a annoncé Mohamed Bouribane, président de l’Union, lors d’un point de presse tenu, hier, à Alger. Le mouvement sera reconduit le 25 et le 26 mai, puis le 1er et le 2 juin prochain, si la ministre de tutelle refuse de répondre aux revendications du syndicat, a menacé le responsable. Le syndicaliste a fait savoir que cette décision intervient suite “au mutisme de la tutelle et son entêtement dans la politique de la sourde oreille”. “Nous avons déposé trois demandes d’audience à notre tutelle, depuis le mois de janvier. À ce jour, aucune réponse”, a regretté M. Bouribane. Selon le porte-parole de l’Union, en plus du “mépris affiché” par la ministre de la Solidarité, de la Famille et de la Condition de la femme, cette dernière “multiplie les déclarations mensongères.”
“La première responsable du secteur de la solidarité déclare s’entretenir avec le partenaire social et qu’elle est ouverte au dialogue. Au même moment, notre syndicat attend toujours une réponse à ses demandes d’audience”, a-t-il dénoncé. Le syndicaliste s’est même interrogé sur la légitimité des syndicats, dont la ministre parle. Il a, par ailleurs, affirmé que depuis la demande d’ouverture du dossier du régime indemnitaire et du statut particulier, les relations avec la tutelle “ont rompu”. “En plus de fermer les portes du dialogue et son refus d’ouvrir le dossier du régime indemnitaire et du statut particulier, la ministre de tutelle s’est même permise de s’ingérer dans les affaires internes du syndicat”, a condamné Djilali Hamrani, chargé de communication du Snapap. Selon les syndicalistes, la tutelle exerce des pressions sur les membres du syndicat afin de les faire démissionner du Snapap et de l’UGTA. Ils dénoncent, également, la décision de la ministre d’interdire aux adhérents des deux syndicats de rentrer au siège du ministère. Outre le statut particulier et le régime indemnitaire, les protestataires demandent, entre autres, la graduation automatique pour les personnes ayant cumulé 10 ans d’expérience, la confirmation dans leur poste de tous les contractuels, la médecine du travail et le logement de fonction.

D. S.

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Djazia Safta

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