Souk Ahras : Sa demande de transfert d’activité a été rejetée au profit d’un tiers, Un pharmacien dénonce le népotisme du directeur de la santé

Liberte; le Samedi 25 Juin 2016
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Cet opérateur n’hésite pas à accuser le directeur de la santé de traitement subjectif de son dossier dans le seul but de favoriser indûment une tierce partie.

Excédé jusqu’au désespoir de n’avoir pas obtenu la moindre assistance de la part des autorités locales de Souk-Ahras dans le différend qui l’oppose à la direction de la santé, le docteur Halaïmia Rafik, un pharmacien connu de la ville chef-lieu de wilaya, en appelle à l’arbitrage du ministre de tutelle, sinon à celui du président de la République, pour faire aboutir son projet de transfert de son officine et de création d’une grande pharmacie. Un projet structurant et créateur d’emplois, qui a été bloqué intentionnellement, affirme-t-il, par le directeur de la santé de la wilaya de Souk-Ahras, ceci en référence, soi-disant, à la législation qui régule le zonage des pharmacies et spécifiquement à l’arrêté n° 002 du 15 janvier. Réfutant l’argumentaire de la DSP, qu’il a qualifié de fallacieux et de non fondé, le Dr Halaïmia soutient que les officines les plus proches sont situées à plus de 200 mètres de l’immeuble devant accueillir son activité. Il en veut pour preuve les deux rapports d’expertise contradictoires, qui accompagnent sa demande de transfert et dont l’un est dressé par un bureau spécialisé étatique. Criant au déni de droit, cet opérateur n’hésite pas à accuser le directeur de la santé de traitement subjectif de son dossier dans le but de favoriser une tierce partie, alors qu’il a scrupuleusement respecté la procédure réglementaire, en ce qui le concerne. “J’ai adressé à la DSP de Souk- Ahras, le 29/12/2015, une demande de transfert de mon officine, sise Cité Hamma-Loulou, îlot des 120 logements, 9, rue Djebar Amor, dans la même localité, et ce, en tenant compte de toutes les dispositions légales prévues par les textes qui régissent cette activité. Aucune suite n’a été donnée à ma demande par la direction concernée, pas plus qu’aux requêtes de doléances adressées aux différentes instances”, objecte-t-il. Et d’ajouter, pour démontrer le parti pris coupable de l’administration dans cette affaire que le directeur de la santé n’a daigné répondre et par la négative à sa demande que le 23 mars 2016 après avoir curieusement autorisé deux semaines plus tôt, c'est-à-dire le 7 mars, l’implantation d’une nouvelle officine à moins de 50 mètres du lieu qu’il a lui même proposé. Cette autorisation a été donnée au profit d’une pharmacienne, qui n’exerce, pour comble, cette profession dans une polyclinique de la ville, que depuis une année, ajoute-t-il. “Il s’agit là d’une décision inique, du fait que la pharmacienne en question devait justifier dans tous les cas de figure de deux années d’ancienneté à son poste, sinon plus, pour pouvoir prétendre à un agrément pareil. Les textes à ce propos sont on ne peut plus clairs, mais le directeur de la santé les a superbement ignorés. Fait plus grave ce responsable n’était pas habilité à signer le moindre document officiel, du fait qu’il a été limogé durant cette période”, fulmine Dr Halaïmia Rafik en exhibant une copie d’un décret présidentiel daté du 13 mars 2016 paru au Journal officiel n° 29 mettant fin à ses fonctions de directeur de la santé et de la population de la wilaya de Souk-Ahras.

A. Allia

Categorie(s): est

Auteur(s): Allia A

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