Tiaret, Des élus communaux dans le collimateur de la justice

Liberte; le Lundi 16 Mars 2015
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Le juge d’instruction près le tribunal de Tiaret a auditionné 18 personnes de la commune de Mahdia, dont le maire déchu, un entrepreneur, quatre fournisseurs et deux fonctionnaires de l’APC, pour malversations dans deux factures d’un montant de 1,6 milliard de centimes.

Alors qu’elles viennent de fêter leur troisième année d’exercice, plusieurs Assemblées populaires communales de la wilaya de Tiaret, issues des élections municipales du 29 novembre 2012, connaissent de perpétuelles agitations.
Une situation qui s’accompagne de mesures judiciaires à l’encontre de certains élus. La dernière action en date remonte à la semaine dernière concerne un membre de l’exécutif communal de Sidi Bakhti, relevant de la daïra de Medroussa, dont le dossier a été ouvert par la justice pour trafic d’un livret de famille. Durant la même période, le juge d’instruction près le tribunal de Tiaret a auditionné 18 personnes de la commune de Mahdia, dont le maire déchu, un entrepreneur, quatre fournisseurs et deux fonctionnaires de l’APC, pour malversations dans deux factures d’un montant de 1,6 milliard de centimes. Ce bal des APC a débuté, pour rappel, en 2013 quand les maires de Nadhora et Frenda ont été condamnés par la justice. Le premier pour une histoire de corruption, dont le dossier attend son épilogue à la Cour suprême, et le second, frappé d’une peine de prison assortie d’une amende, pour avoir arrangé le marché portant sur les couffins du Ramadhan. L’édile de Dahmouni a écopé, lui, d’une peine de deux ans de prison ferme par le tribunal de Frenda avant qu’il ne fasse opposition auprès de la cour. Sur un autre registre, le maire de Hammadia a fait objet d’une suspension par le wali de Tiaret, pour être remplacé par une élue siégeant au sein de l’exécutif sous la casquette du MPA, alors que le premier adjoint au maire de Sidi Bakhti a subi le même sort en attendant une enquête qui risquerait de l’enfoncer davantage si les rumeurs qui tournent à son sujet lui venaient à se confirmer.
En effet, il semblerait que ce dernier aurait établi un certificat de résidence à un non-résident de la commune. Au passage, une histoire similaire a été déjà vécue à Rahouia lors du dernier mandat. Le wali de Tiaret avait discrédité, durant l’été dernier, trois APC, celles de Mahdia, Sidi Ali Mellal et Dahmouni, dont les commandes étaient confiées aux chefs des daïras respectives. Par ailleurs, il ne cesse, depuis bien longtemps, de faire la morale aux élus locaux  qui sont appelés à honorer la confiance placée en eux au sein de ces Assemblées populaires communales.

R. S.

Categorie(s): ouest

Auteur(s): R. Salem

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