UN HOMMAGE LUI A ÉTÉ RENDU MARDI AU RESTAURANT LE CERCLE, Zerrouk Boukacem, un photographe des hommes et des atmosphères

Liberte; le Jeudi 22 Mars 2012
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Il est des artistes dont leur travail parle pour eux. Zerrouk Boukacem en fait partie. Quarante jours après son décès (des suites d’une nosocomiale), Mourad Loussaief, directeur de la publication du Livre d’or, a tenu à lui rendre hommage. Un hommage symbolique pour un artiste hors pair, un homme qui a voué sa vie à l’art. Mardi dernier, à 15h, toute la famille du défunt était présente pour un ultime hommage, pour un travail de mémoire, afin que nul n’oublie. Quinze photographies de l’artiste sont exposées et mises en vente jusqu’au 4 avril 2012, dont les bénéfices iront à sa famille. “C’est pour montrer que lorsque l’artiste meurt, ses droits d’auteur doivent être préservés par sa famille. (…) L’artiste meurt mais pas son œuvre”, déclare M. Loussaief. Et d’ajouter que le 14e Livre d’or contiendra un publireportage d’une majeure partie des œuvres de l’artiste disparu. La rencontre d’avant-hier était également l’occasion de présenter le dernier notebook édité par Medselect, contenant également les photographies du défunt. Zerrouk Boukacem, dit Redouane, 52 ans, “s’est intéressé très jeune à la photographie”. Un don qu’il développa en grandissant. C’est aux Pays-Bas qu’il apprit, sur le tas, à exprimer sa passion et son talent. Les membres de sa famille, son frère, ses sœurs, ses neveux et nièces, ses amis ont été unanimes à dire que l’artiste aimait la vie, la croquait à pleines dents et profitait de chaque instant. “C’était un bon photographe doué, apprécié par tout le monde”, déclare son grand frère Omar. D’agréable compagnie, il décède à la fleur de l’âge, avec plein de projets dans la tête, dont celui de réaliser des photos en Tunisie puis au Maroc. “Il n’était pas attiré par l’argent. C’est l’art qui importait”, confie un de ses neveux. Son travail et son talent ont été appréciés à différentes reprises. Au mois de mars 2010, il a exposé à la galerie Mohamed-Racim de belles photographies du 2e Festival culturel panafricain, abrité par l’Algérie en 2009. “On dit dans le métier qu’avoir “l’œil” ne suffit pas pour faire la différence entre un bon photographe et un preneur d’images, mais c’est bien plus la sensibilité artistique qu’il éveille en nous, insufflée à travers son travail et du regard qu’il porte sur le monde… Cette émotion, ce léger bouleversement mêlé d’émerveillement, je les ai connus il y a quelques années en admirant des photos d’un certain Zerrouk”,  témoigne Fatma-Zohra K. Troubadour du 8e art, il n’a pas cessé de fixer l’image. Curieux, il s’intéressait à l’aviation et à l’astrologie. Son objectif qui pendait à son épaule ne le quittait jamais. Sillonnant l’Europe, son inspiration il ne la trouvait qu’en Algérie qui lui offrait divers sujets.  Une sensibilité émane de son travail… L’artiste est mort, son œuvre reste pour le rappeler à tous.
A I

Categorie(s): culture

Auteur(s): Rédaction nationale

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