Un premier dossier d’association fictive à Oran , Des cadres de la DJS entendus par un magistrat

Liberte; le Mercredi 14 Decembre 2011
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Deux cadres de la Direction de la jeunesse et des sports d’Oran (DJS), un chef de bureau chargé des relations avec les associations et son supérieur hiérarchique, ainsi que le frère de l’un d’entre eux ont été entendus durant toute la journée d’hier par un juge d’instruction près le tribunal de la cité Jamel. Alors que l’affaire est toujours en instruction, nous apprenons que les faits reprochés aux trois mis en cause concernent “l’attribution frauduleuse de subvention à une association fictive et détournement de deniers publics”. Cette association, dont le président est le frère d’un des mis en cause, existait sur papier mais n’a jamais réalisé d’activités et pourtant elle a été parmi les premières à recevoir des subventions. L’enquête menée par la brigade économique et financière (BEF) a démontré que le montant de la subvention en question était de 140 millions de centimes. Des sources proches de la DJS nous précisent que le chef de bureau, le premier à être entendu par les enquêteurs, avait fait l’objet de sanction en interne dans un passé récent, qui plus est, par ce même supérieur hiérarchique. Si pour l’heure aucune inculpation n’a encore été notifiée aux 3 mis en cause, ils étaient toujours dans le bureau du juge d’instruction en fin de matinée, cette affaire pourrait en appeler d’autres très rapidement. En effet, elle intervient dans un contexte où l’on ne cesse d’évoquer “le milieu” du mouvement associatif d’Oran, avec, depuis plusieurs semaines, la litanie des chiffres d’associations radiées par la Drag à la wilaya d’Oran, et sur les 2 940 associations radiées à ce jour, une cinquantaine sont à caractère sportif. Ainsi l’un de nos interlocuteurs, qui souhaite garder l’anonymat, s’étonne que jusqu’à présent rien n’a été fait justement pour mettre de l’ordre dans ces affaires d’associations et de subventions. “Pourquoi n’avoir jamais réagi pour les centaines d’associations qui n’ont jamais déposé de bilan de leurs activités alors que la loi les y oblige.” Pour d’aucuns, cette affaire pourrait ouvrir la boîte de Pandore, ce qui fait peur à Oran.D. LOUKIL/B. Amira

Categorie(s): actualité

Auteur(s): Rédaction nationale

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